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Un projet « sournois et malhonnête », selon Bergeron

Québec annonce son plan pour refaire l'échangeur Turcot; le maire de Montréal affirme qu'il s'agit d'un bon compromis. Richard Bergeron critique.

Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, dirige l'un des deux partis d'opposition à l'Hôtel de Ville de Montréal.

Radio-Canada

Le chef de Projet Montréal, maintenant dans l'opposition à l'Hôtel de Ville de Montréal, fustige Québec pour le peu de considération accordée au transport collectif dans les travaux majeurs de rénovation de l'échangeur Turcot.

« C'est une formidable fumisterie », s'est exclamé mardi le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, en parlant du projet de 3 milliards de dollars qu'a élaboré Transports Québec pour refaire l'échangeur Turcot.

M. Bergeron a qualifié de « manipulation » la présentation faite mardi matin par le ministre des Transports du Québec, Sam Hamad, en compagnie du maire de Montréal, Gérald Tremblay. Le chef de Projet Montréal estime que le projet de Québec est, à peu de choses près, le même que celui qui avait été présenté il y a trois ans.

Pressentant que le projet de réfection de l'échangeur ne le satisferait pas, Richard Bergeron avait annoncé qu'il renoncerait à son siège au comité exécutif de la Ville de Montréal, la semaine passée. C'est finalement le maire Gérald Tremblay qui l'en a expulsé.

Mardi, quelques heures après l'annonce officielle faite par Québec, Richard Bergeron a étoffé sa critique du projet de réfection. Selon le chef de Projet Montréal, Québec accorde trop peu de place au transport en commun dans ce projet.

Louise Harel est déçue

La chef de Vision Montréal, Louise Harel, déplore que Québec ait fait la sourde oreille à la recommandation du Bureau d'audiences sur l'environnement (BAPE) d'éviter les remblais. « On dirait que ce qui est important est mis de côté », a souligné Mme Harel, qui craint que ces remblais n'enferment la population « dans un ghetto ».

Louise Harel a expliqué que la majeure partie des Montréalais empruntaient l'échangeur pour se rendre au travail. Selon elle, ces citadins opteraient pour le transport collectif, si seulement on leur en offrait.

Relativement bien accueilli par les écologistes

Le nombre d'expropriations sera de 80, moins que prévu, au bonheur des résidents de la rue Cazelais, dans le quartier Saint-Henri.

Les écologistes, de leur côté, ont retenu quelques points positifs du projet présenté par Québec, notamment la voie dédiée au transport en commun.

Il y a quand même une bonification non négligeable du projet, donc du point de vue du transport en commun, il y a des gains apparents.

Coralie Deny, directrice générale, Conseil régional de l'environnement de Montréal

Mais l'augmentation du nombre de voitures qui devront emprunter l'échangeur, de 280 000 à 300 000 par jour, déçoit le responsable de la santé publique de Montréal.

Plus de voitures qui rentrent au centre-ville, c'est plus de personnes qui sont frappées par des automobiles, c'est plus de personnes qui ressentent la pollution.

Richard Lessard, directeur, Santé publique de Montréal

Pour sa part, le directeur de l'organisme Transport 2000, Normand Parisien, parle au contraire d'ouverture de la part de Québec. Selon cet expert, le gouvernement n'aurait pas envisagé le transport de cette façon, il y a 30 ou 40 ans.

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