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Syndicats et étudiants s'unissent dans l'Alliance sociale

Claudette Carbonneau, présidente de la CSN
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Sept grands syndicats s'unissent à deux fédérations étudiantes pour faire valoir leurs idées sur la scène publique en prévision des consultations prébudgétaires du gouvernement du Québec.

Les leaders syndicaux de la CSN, de la FTQ et de la CSQ ont annoncé vendredi la formation de l'Alliance sociale, un groupe destiné à « contrer le discours de droite » véhiculé dans l'opinion publique à l'approche des consultations prébudgétaires du ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand.

L'Alliance sociale regroupe sept organisations syndicales québécoises (FTQ, CSN, CSQ, CSD, SFPQ, APTS et SPGQ) ainsi que la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

Selon les représentants de l'Alliance sociale, nous assistons au Québec depuis plusieurs années à la montée d'un discours qui prône le désengagement de l'État, la privatisation des services publics et la réduction de l'interventionnisme de l'État dans l'économie et les marchés.

Cette tendance aurait pris de l'ampleur avec la crise économique et financière, ces dernières années.

La nouvelle alliance syndicale dénonce également ce qu'elle appelle « la stratégie de déformation factuelle, les contre-vérités et les propos alarmistes » du gouvernement Charest dans son dernier budget.

Les propos du ministre Bachand sur l'endettement des Québécois, la productivité à la traîne, le faible taux de richesse collective, le vieillissement de la population et l'explosion des coûts sociaux qui y sont liés ne seraient, selon un communiqué publié par l'Alliance sociale, que des prétextes pour justifier un virage vers la privatisation et la tarification des services.

« Le dernier budget du Québec a véritablement marqué une rupture du pacte social des Québécoises et des Québécois avec leur État. Je pense que c'est une nécessité de briser le moule de la morosité des mantras continuellement répétés, qui dévalorise tout ce qu'on a réussi à construire comme société », a expliqué à RDI la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau.

Par conséquent, l'Alliance sociale entend mobiliser ses membres et faire entendre sa voix et ses revendications, pendant que le gouvernement du Québec prépare son prochain budget.

« On a une cible bien précise : faire infléchir le cours du dernier budget », soutient Claudette Carbonneau qui entend faire appel à toutes les « forces progressistes de la société pour faire entendre un autre discours que celui de la droite ».

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