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Israël suspend le dialogue avec le Royaume-Uni

Le président israélien Shimon Peres s'entretient avec le ministre des Affaires étrangères du Royaum-Uni, William Hague, le 3 novembre 2010 à Jérusalem.

Le président israélien Shimon Peres s'entretient avec le ministre des Affaires étrangères du Royaum-Uni, William Hague, le 3 novembre 2010 à Jérusalem.

Photo : AFP / Jack Guez

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement israélien suspend le dialogue stratégique avec le Royaume-Uni en raison d'une loi permettant de poursuivre en justice de présumés criminels de guerre israéliens en visite sur le territoire britannique. Israël est aussi en froid avec l'UNESCO.

Le gouvernement israélien a décidé de suspendre le dialogue stratégique avec le Royaume-Uni en raison d'une loi britannique permettant de poursuivre en justice de présumés criminels de guerre israéliens en visite sur son territoire.

Cette loi donne aux tribunaux britanniques une « juridiction universelle » et s'applique aussi aux politiciens étrangers en visite au Royaume-Uni.

Le dialogue stratégique entre les deux pays alliés est organisé chaque année et donne l'occasion aux dirigeants de se pencher sur des questions de défense et de sécurité.

Cette annonce survient au moment d'une visite de deux jours du ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, William Hague, à Jérusalem. La suspension du dialogue stratégique est prévue au menu des discussions entre les représentants des deux pays.

Israël demande l'amendement de cette loi depuis cinq ans, soulignant que de nombreux fonctionnaires israéliens ont dû annuler leur visite au Royaume-Uni par crainte d'être arrêtés.

Suspension de la coopération avec l'UNESCO

Un soldat israélien monte la garde devant le Tombeau de Rachel, à Bethléem.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un soldat israélien monte la garde devant le tombeau de Rachel, à Bethléem.

Photo : AFP / Menahem Kahana

Le gouvernement israélien a aussi suspendu, mercredi, sa coopération avec l'UNESCO, pour protester contre sa décision de désigner le Tombeau de Rachel comme étant aussi une mosquée.

Selon la tradition, la matriarche biblique Rachel est enterrée à Bethléem, en Cisjordanie. Son tombeau constitue une enclave israélienne dans cette ville autonome palestinienne.

Le Tombeau de Rachel est le troisième lieu saint du judaïsme. Il est aussi considéré comme un lieu saint pour les musulmans.

Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères a déclaré qu'Israël avait « suspendu sa coopération avec l'UNESCO jusqu'à ce qu'elle annule sa décision ». Dans un communiqué, il a qualifié cette décision de « nouvelle tentative pour délégitimer Israël, ourdie par l'Autorité palestinienne. [...] Des décisions comme celle-ci éloignent encore davantage le processus de paix et nuisent à la réputation de l'UNESCO », a-t-il ajouté.

L'UNESCO n'a pas été en mesure de commenter cette décision, selon l'Agence France Presse.

La directrice générale de l'organisation, Irina Bokova, avait exprimé « sa préoccupation » plus tôt en février, lorsque le premier ministre Benyamin Nétanyahou avait annoncé son intention d'inscrire le Tombeau de Rachel et le Caveau des patriarches - situés dans les territoires occupés de Cisjordanie - sur la liste des sites historiques d'Israël.

M. Nétanyahou avait alors promis de garantir « une liberté complète de culte » à toutes les religions. Sa décision avait été condamnée par la communauté internationale, incluant les États-Unis, pays allié d'Israël, en plus de susciter des affrontements dans la ville de Hébron.

Frappe aérienne de l'armée israélienne

L'armée israélienne a annoncé mercredi avoir tué un cadre d'un groupe lié à Al-Qaïda, tel que précisé dans un communiqué.

Selon l'armée israélienne, la frappe aérienne survenue devant le siège de la police du Hamas, à Gaza, visait Mohammed Namnam, membre de l'Armée de l'Islam. M. Namnam aurait joué un rôle dans les attaques contre des cibles américaines et israéliennes au Sinaï, en coopération avec des éléments du Hamas.

L'Armée de l'Islam pourrait s'inspirer d'Al-Qaïda, même si elle n'est pas réputée avoir des liens actifs avec le réseau.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, La Presse canadienne, et Al-Jazira

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