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Les Canadiens auraient pu perdre beaucoup

L'usine de General Motors de Boisbriand (archives)

L'usine de General Motors de Boisbriand (archives)

Photo : La Presse canadienne / CP PHOTO/Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le fait que les gouvernements et les fournisseurs de GM au Canada aient fait affaires avec la filiale canadienne de la compagnie a permis d'éviter au pays des conséquences néfastes de la faillite du constructeur américain en 2009.

Lors de la faillite du constructeur automobile américain General Motors en 2009, les gouvernements du Canada et du Québec auraient pu perdre des sommes importantes prêtées au constructeur automobile il y a 23 ans. Ils s'en tirent toutefois à bon compte.

En 1987, les deux gouvernements avaient consenti chacun la moitié d'un prêt de 220 millions de dollars à General Motors pour l'atelier de peinture de Boisbriand, près de Montréal. Toutefois, ce prêt est toujours valable parce qu'il a été accordé à la filiale GM Canada, qui ne s'est pas placée sous la loi des faillites, contrairement à la maison mère américaine.

Ce prêt de 30 ans, consenti sans intérêt, demeure remboursable en totalité à son échéance le 1er avril 2017, a confirmé Investissement Québec.

De plus, malgré les compressions et les mises à pied de milliers de travailleurs canadiens de GM, l'impact de la faillite de GM en 2009 a été plutôt limité au pays.

« Seulement quelques dizaines de fournisseurs canadiens, surtout en Ontario, faisaient affaire directement avec GM des États-Unis. La plupart transigeaient avec GM Canada » explique Yan Cimon, professeur adjoint au département de management de l'Université Laval.

Toutefois, certains fournisseurs, comme Toyota Tsusho, de Cambridge, ou Zettel, de Kitchener, en Ontario, ont des créances de 500 000 dollars. GM doit aussi 724 000 dollars à Hilco, de Dundalk, en Ontario, selon les documents de la Motors Liquidation Company, entité chargée de liquider les actifs du « vieux GM » après la faillite de 2009. Pour la plupart des fournisseurs canadiens concernés, il s'agit de dettes de quelques milliers de dollars.

GM en bourse

Par ailleurs, General Motors pourrait officialiser son retour en bourse incessamment.

Selon la presse américaine, le constructeur offrira 365 millions d'actions sur le marché, à un prix fixé entre 26 et 29 dollars américains.

GM tirerait donc 10,6 milliards de dollars de son premier appel public à l'épargne après sa courte faillite et sa restructuration.

Les premiers échanges de cette nouvelle action de GM pourraient commencer le 18 novembre aux bourses de New York et de Toronto.

Cette entrée en bourse pourrait faire passer la part du gouvernement américain dans GM de 61 à 43 %. Les gouvernements du Canada et de l'Ontario, qui ont versé 10,5 milliards en échange de près de 12 % du « nouveau GM », verront aussi leur part diminuer avec la vente d'actions.

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