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Dilma Rousseff, première présidente du Brésil

Dilma Rousseff après l'annonce de son élection à la présidence du Brésil, le 31 octobre 2010

Dilma Rousseff après l'annonce de son élection à la présidence du Brésil

Photo : AFP / Jefferson Bernardes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La dauphine du président sortant Lula est déclarée officiellement élue par le Tribunal électoral supérieur brésilien, et devient la première femme à diriger le plus vaste pays d'Amérique du Sud.

Le Tribunal électoral supérieur du Brésil a confirmé dimanche que Dilma Rousseff, dauphine du président sortant Lula, avait remporté le deuxième tour de l'élection présidentielle.

Mme Rousseff, du Parti des travailleurs, devient la première femme à diriger le plus vaste pays d'Amérique du Sud et quatrième plus grande démocratie du monde.

Je suis très heureuse. Je remercie les Brésiliennes et les Brésiliens et je promets d'honorer la confiance qu'ils m'ont accordée.

Une citation de :Dilma Rousseff, dans une déclaration télévisée

Dilma Rousseff a obtenu près de 56 % des voix, contre quelque 44 % pour son adversaire, l'ancien gouverneur de Sao Paulo José Serra.

Ce sont 135 millions d'électeurs qui étaient appelés aux urnes. Le taux d'abstention a été élevé, à 21,4 %.

À 62 ans, cette ancienne guérillera devenue ministre succède à son mentor, Luiz Inacio Lula da Silva, qui n'était pas autorisé par la Constitution à briguer un troisième mandat.

Tout près de Lula

Avant le début du scrutin, Dilma Rousseff, qui bénéficie de l'immense popularité du président Lula, lui avait rendu un vibrant hommage, assurant les Brésiliens qu'il ne serait jamais très loin.

« Le président Lula ne sera de toute évidence pas au sein de mon gouvernement. Mais je lui parlerai toujours, et j'aurai une relation très étroite et forte avec lui. Personne dans ce pays ne me séparera du président Lula », a-t-elle lancé de sa ville natale de Belo Horizonte.

L'économiste de formation s'est engagée à poursuivre la politique qu'elle a menée à ses côtés qui a permis au pays de devenir la huitième économie mondiale.

Son rival social-démocrate, qui estimait que les jeux n'étaient pas faits, lui a reproché d'être trop dépendante de Lula. « Nous savons que personne ne peut gouverner à la place de quelqu'un d'autre. C'est celui qui est élu qui doit gouverner. La sous-traitance de gouvernement, ça n'existe pas », a-t-il affirmé.

Au premier tour qui a eu lieu le 3 octobre, Rousseff avait récolté 46,9 % des voix devant José Serra, à 32,6 %.

Une campagne décevante

Des Brésiliens font la file devant un bureau de vote de Rio de Janeiro.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des Brésiliens font la file devant un bureau de vote de Rio de Janeiro.

Photo : AFP / Vanderlei Almeida

Le taux d'abstention a été comme prévu plus élevé au deuxième tour, les Brésiliens se disant fatigués de cette longue course marquée par les coups bas et la diffamation.

Le débat sur l'avortement a été propulsé au coeur de la campagne par les Églises catholiques et évangéliques, obligeant les candidats à se positionner. Dilma Rousseff, qui s'était prononcée dans le passé pour la décriminalisation, a dû affirmer qu'advenant son élection, elle ne toucherait pas à la loi.

La religion est ainsi venue éclipser plusieurs sujets d'importance pour les Brésiliens qui disaient peu connaître cette femme qu'ils ont porté au pouvoir.

Déçus par les derniers temps de cette campagne, ils espèrent néanmoins que Dilma Rousseff saura gérer la formidable croissance économique que connaît le pays tout en continuant à mettre en oeuvre les programmes sociaux qui ont permis à nombre de Brésiliens de sortir de la pauvreté.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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