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Les 40 ans de l'assurance maladie au Québec

Carte d'assurance maladie du Québec
Radio-Canada

Des groupes plaident pour le maintien d'un système de santé public au Québec, quatre décennies après l'entrée en vigueur de la Loi sur l'assurance maladie, le 1er novembre 1970.

Le 1er novembre 1970, le Québec devenait la dernière province du Canada à se doter d'un système de santé public.

L'idée d'un régime d'assurance maladie est d'abord ressortie des travaux de la commission d'enquête sur la santé et les services sociaux mise sur pied par le gouvernement unioniste de Daniel Johnson, en 1966. Président de la commission, l'actuaire Claude Castonguay, devenu ministre de la Santé au sein du gouvernement libéral de Robert Bourassa élu en mai 1970, fera de ce projet une réalité, avec l'adoption de la Loi sur l'assurance maladie (Nouvelle fenêtre), en juillet suivant.

Celui qui a inspiré le surnom de la carte d'assurance maladie, la « Castonguette », aura fait face notamment à l'opposition des médecins spécialistes. Aujourd'hui, Claude Castonguay est l'un de ceux qui réclament des changements au régime et une ouverture au privé, en appliquant le principe d'utilisateur-payeur.

« On devrait exiger une contribution des usagers pour les soins primaires, pour qu'ils réalisent qu'il y a un coût », déclarait M. Castonguay en entrevue à l'émission Tout le monde en parlait.

Le gouvernement libéral de Jean Charest a créé, dans son dernier budget, une « contribution santé » annuelle pour chaque contribuable, une sorte d'impôt dont le coût sera de 25 $ pour l'année 2010, 100 $ en 2011 et 200 $ en 2012. L'idée d'une « franchise santé », un ticket modérateur, a toutefois été abandonnée.

Les dépenses en santé représentent 45 % du budget québécois. Le gouvernement estime que si rien n'est fait, la santé pourrait représenter les deux tiers des dépenses d'ici 20 ans.

La présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et le regroupement Médecins québécois pour le régime public estiment que le système est viable sans l'aide du privé ou de la contribution annuelle exigée par le gouvernement.

« 25 $ cette année, l'année prochaine c'est 100 $, l'année qui suit c'est 200 $, et ça s'adresse à des personnes qui gagnent 14 000 $ », explique la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau.

« Le gouvernement nous dit qu'il faut couper, qu'il faut se serrer la ceinture, ce n'est pas vrai. De l'argent, il y en a, on a juste à penser par exemple aux médicaments, au gros prix qu'on paye pour les médicaments, alors qu'on sait que si on avait un régime d'assurance médicaments public, on pourrait sauver des milliards de dollars », ajoute la présidente de Médecins québécois pour le régime public, la Dre Marie-Claude Goulet.

Avec un reportage de Marie-Christine Valois

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