•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les colis piégés étaient opérationnels

Chargement de l’image

Des explosifs ont été découverts récemment dans des cartouches d'imprimante.

Photo : AFP / WAM

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dubaï et Londres confirment que les colis piégés destinés aux États-Unis en provenance du Yémen auraient pu exploser. Une femme soupçonnée d'être impliquée dans l'envoi des paquets a été arrêtée par les autorités yéménites.

Les enquêteurs de Dubaï et du Royaume-Uni ont confirmé, samedi, que les colis piégés destinés aux États-Unis en provenance du Yémen contenaient des explosifs et étaient opérationnels.

La police de Dubaï a indiqué que le paquet intercepté dans les locaux de la compagnie FedEx contenait un mélange explosif de penthrite et de plomb dissimulé dans une imprimante d'ordinateur.

Selon elle, l'engin explosif, caractéristique des groupes terroristes comme Al-Qaïda, était doté d'un dispositif de détonation composé d'un circuit électrique relié à une carte de téléphone cellulaire. Elle estime qu'il était opérationnel et aurait bel et bien pu exploser dans l'avion.

L'autre paquet, découvert dans un avion-cargo de la compagnie UPS à l'aéroport d'East Midlands au Royaume-Uni, renfermait de même du matériel explosif contenu aussi dans une imprimante, a indiqué la ministre britannique de l'Intérieur.

Theresa May a confirmé, au terme d'une rencontre avec le comité d'urgence britannique (COBRA), que « l'engin était opérationnel et aurait pu exploser ».

Selon la ministre, la cible de l'attaque « pourrait avoir été un avion » qui se serait écrasé au sol si l'engin avait été activé.

« À ce stade, nous n'avons pas d'information permettant de penser qu'une autre attaque est imminente », a précisé Mme May.

Le président américain Barack Obama s'est félicité de l'étroite collaboration entre les États-Unis et le Royaume-Uni pour déjouer une tentative d'attentats, lors d'un entretien samedi avec le premier ministre britannique David Cameron.

Le Yémen, foyer actif de terrorisme

Les forces de sécurité du Yémen ont arrêté une femme soupçonnée d'être impliquée dans l'envoi des colis piégés, a annoncé une source des services de sécurité. Arrêtée avec sa mère, elle serait, selon un responsable des services de sécurité, « une étudiante en médecine à l'université de Sanaa ». Ce même responsable a ajouté que le numéro de téléphone portable de la suspecte avait été trouvé sur les bordereaux des colis.

Plus tôt, un porte-parole du gouvernement avait déclaré que « le Yémen continuerait de déployer ses efforts dans le domaine de la lutte contre le terrorisme en collaboration avec la communauté internationale ».

Les forces de sécurité yéménites avaient installé dans la capitale, Sanaa, des postes de contrôle afin de fouiller les véhicules et de vérifier l'identité de leurs occupants. La sécurité avait également été renforcée dans les ports et aéroports du pays.

Vendredi, lors d'une conférence de presse, le président américain avait évoqué une « menace terroriste crédible » pour son pays, montrant du doigt Al-Qaïda au Yémen.

« Nous continuons à renforcer notre coopération avec le gouvernement yéménite afin de déjouer de nouveaux attentats et de détruire la branche d'Al-Qaïda », dans la péninsule arabique, a-t-il souligné.

Al-Qaïda au Yémen inquiète Washington depuis l'attentat raté du Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab contre un avion de ligne le jour de Noël 2009. Il dissimulait sur lui de la penthrite. La même substance était contenue dans les chaussures du Britannique Richard Reid, accusé d'avoir voulu allumer des explosifs à bord d'un vol Paris-Miami, en décembre 2O01.

Dix ans après l'attentat d'Al-Qaïda contre un navire américain qui avait tué 17 Américains dans le port d'Aden, le réseau continue de prospérer au Yémen et multiplie les attentats contre les intérêts économiques et les cibles étrangères.

La sécurité renforcée

Face à la nouvelle que représentent ces colis piégés, les transporteurs américains UPS et Fedex ont mis fin à leurs services à partir du Yémen, et la Direction générale de l'Aviation civile française a annoncé la suspension du fret aérien en provenance de ce pays.

L'Allemagne a suivi ce mouvement, assurant que le fret existant et entreposé en provenance du Yémen, de même que celui qui devait poursuivre sa route par transport ferroviaire ou routier, serait contrôlé « à 100 % ».

Au Canada, le ministre Chuck Strahl a ordonné un rehaussement des mesures de sécurité dans les transports et le Congrès juif a émis une alerte de sécurité qui concerne toutes les synagogues du pays.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !