•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les partisans de Liu Xiaobo dans la ligne de mire

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des organisations de défense des droits de la personne dénoncent le traitement que Pékin impose aux partisans du Prix Nobel de la paix. Ils sont placés en détention, en résidence surveillée ou sous étroite surveillance.

Des organisations de défense des droits de la personne dénoncent le traitement que la dictature chinoise impose aux partisans du Prix Nobel de la paix, Liu Xiaobo. Elles soutiennent que des dizaines de dissidents ont été placés en détention, en résidence surveillée ou sous étroite surveillance depuis que le prestigieux prix a été décerné, le 8 octobre.

Un policier chinois en civil tente d'empêcher la prise de photos à l'extérieur de la résidence de la femme de Liu Xiaobo.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un policier chinois en civil tente d'empêcher la prise de photos à l'extérieur de la résidence de la femme de Liu Xiaobo.

Photo : AFP / Peter Parks

« Le gouvernement a renforcé sa persécution contre les signataires de la charte 08, les défenseurs des droits de la personne et les universitaires indépendants », affirme le réseau d'organisations Chinese Human Rights Defenders (CHRD).

« Durant les 20 derniers jours, dans tout le pays, ils ont été placés en détention, en résidence surveillée ou renvoyés dans leur ville natale, voire enlevés », poursuit CHRD dans un communiqué.

« Nous demandons l'arrêt immédiat de la persécution des défenseurs des droits civiques, des dissidents et des intellectuels indépendants, et le respect de la totalité de leurs droits fondamentaux ».

Parmi les dissidents qui subissent la répression de l'État figurent notamment :

  • Liu Xia, épouse de Liu Xiaobo. Elle est assignée à résidence et sa ligne téléphonique a été coupée;
  • Ding Zilin, chef de file des mères de Tiananmen, un collectif de victimes de la répression exercée au printemps 2009;
  • Hu Shingen et Yu Jie, qui ont écrit un livre critiquant le premier ministre Wen Jiaobo;
  • Liu Di, dissidente déjà emprisonnée pour des déclarations faites sur Internet.

« La répression persistante confirme la gravité des violations de droits de la personne en Chine », a pour sa part déclaré Sharon Hom, directrice de l'organisation Human Rights in China.

« Si les autorités chinoises persistent dans cette voie, elles ne vont que démontrer davantage leur manque de confiance et miner leurs prétentions au sujet de progrès[dans le respect des droits de la personne] », ajoute Mme Hom, qui estime qu'une quarantaine de dissidents sont touchés par cette répression.

En attendant le 10 décembre

« Les restrictions imposées à tant d'entre nous n'avaient jamais été aussi strictes auparavant. On atteint de nouveaux extrêmes », a déclaré à Reuters Yu Jie, écrivain qui milite pour la liberté de culte.

Je ne sais pas combien de temps cela peut durer. Au moins jusqu'à la remisP du prix Nobel en décembre.

Une citation de :L'écrivain dissident Yu Jie
Photo de Liu Xiaobo prise en 2007Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo de Liu Xiaobo prise en 2007

Photo : La Presse canadienne / AP

M. Yu affirme qu'il est en résidence surveillée depuis 11 jours. « Je ne peux quitter la maison pour manger, acheter de la nourriture ou me faire couper les cheveux. Il y a de trois à cinq policiers à la porte de ma maison 24 heures sur 24 », a-t-il écrit sur Twitter.

Le prix Nobel de la paix doit être officiellement remis le 10 décembre. Il est peu probable que la femme du dissident soit autorisée à aller le chercher à Oslo, en Norvège.

Liu Xiaobo, âgé de 54 ans, a été emprisonné le 25 décembre 2009 pour « incitation à la subversion du pouvoir de l'État ». Il purge une peine de 11 ans de prison.

M. Liu était au nombre des signataires d'un appel aux réformes politiques à la fin de 2008.

Intitulé Charte 08, le manifeste demandait l'extension des libertés politiques et la fin de la domination du parti communiste chinois.

La Charte 08 avait été signée par plus de 300 personnes, dont certains des plus grands intellectuels du pays.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !