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  • Exclusif
  • Duceppe, l'exemple à suivre, selon Parizeau

    Jacques Parizeau en entrevue exclusive avec Radio-Canada

    Jacques Parizeau en entrevue exclusive avec Radio-Canada

    Radio-Canada

    Quinze ans après le non de 1995, Jacques Parizeau affirme, dans une entrevue exclusive, que le Parti québécois doit remettre la souveraineté à l'avant-scène, comme le fait Gilles Duceppe, et aurait avantage à renforcer son article 1.

    Quinze ans après le référendum du 30 octobre 1995, l'ancien premier ministre du Québec Jacques Parizeau considère que le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, est celui qui porte le mieux l'idée de souveraineté.

    Dans une entrevue exclusive à Radio-Canada, l'ancien chef du PQ, qui n'a rien perdu de sa combativité, estime que l'indépendance doit revenir à l'avant-scène dans le discours des souverainistes. Les interventions publiques de Gilles Duceppe en seraient l'exemple. « Il fait des conférences, à l'heure actuelle, tout à fait remarquables. Sur ce plan-là, je pense à celle qu'il a faite à Washington il y a 15 jours, vraiment, c'est d'une clarté remarquable », a-t-il estimé.

    M. Parizeau juge que le Parti québécois, avec Pauline Marois à sa tête, n'explique pas suffisamment aux Québécois les raisons de faire la souveraineté, devrait revenir à une approche plus pédagogique. Selon lui, un congrès national tous les six ans ne permet pas au parti de revoir ses orientations. « C'est bien trop long! Écoutez, six ans... La Révolution tranquille a duré six ans! », s'est-il exclamé.

    Pour un renforcement de l'article 1

    L'ancien premier ministre croit que le PQ devrait repenser à sa stratégie, notamment en resserrant son article 1, comme l'avait suggéré sa conjointe et députée, Lisette Lapointe, lors du dernier conseil national du parti. « Ma députée préférée, elle a commencé par dire : "Écoutez, c'est un peu faible l'article 1, faudrait peut-être faire quelque chose pour le renforcer." », a-t-il rappelé.

    Quinze ans après le non de 1995, Jacques Parizeau ressent toujours la douleur de l'échec. « Sur un plan personnel... c'est un échec très lourd à porter », confie-t-il. Mais il n'abandonne pas la lutte pour autant. Il ne croit pas à la troisième option de François Legault et, quand Lucien Bouchard prétend que la souveraineté est trop à l'état de rêve pour qu'on s'en occupe, il répond ainsi :

    Ça ne dépend que des chefs, de la direction, des cadres du Parti québécois, que le rêve soit transformé en projet.

    Jacques Parizeau

    Pauline Marois parlait justement de rêve dimanche dernier en s'adressant à ses militants.

    D'après un reportage de Pierre Duchesne

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