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Le courtage hypothécaire plus fréquent au Canada

Maisons à vendre, à Oakville en Ontario.

Maisons à vendre à Oakville, en Ontario (archives)

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les courtiers hypothécaires canadiens deviennent des concurrents de plus en plus importants des grandes banques. En 2009, ils étaient à l'origine de 38 % du total des prêts hypothécaires, selon un rapport de la firme Deloitte.

Le courtage hypothécaire au Canada demeure une industrie en santé, contrairement à son pendant américain, selon une étude de la firme Deloitte rendue publique mercredi.

Cette étude paraît au moment où les inquiétudes relatives à la stabilité et à la vigueur du marché canadien de l'immobilier augmentent.

Le rapport souligne que les courtiers hypothécaires deviennent des concurrents de plus en plus importants des grandes banques. En 2009, les courtiers canadiens étaient à l'origine de 38 % du total des prêts hypothécaires, y compris 44 % de premiers achats de propriété. En 2006, cette part était de 26 %.

Les courtiers hypothécaires sont des intermédiaires qui mettent en contact un emprunteur avec un prêteur, comme une banque. Ils négocient avec plusieurs prêteurs pour tenter d'obtenir les meilleurs taux aux meilleures conditions possibles.

Selon le rapport, même si les perspectives de croissance demeurent modestes à moyen terme, le courtage occupe une place importante dans la gamme des prêteurs hypothécaires au Canada.

En comparaison, en 2010 aux États-Unis, la part détenue par les courtiers hypothécaires a diminué jusqu'à atteindre 15 %, selon la National Association of Mortgage Brokers (NAMB) des États-Unis. En 2006, les courtiers hypothécaires avaient monté 65 % des prêts hypothécaires de ce pays.

Selon l'étude, les raisons incluent le surendettement des propriétaires américains, le peu d'accent mis sur la qualité du crédit et le laxisme de la réglementation.

Le courtage hypothécaire canadien

Plus de 85 % des courtiers hypothécaires travaillent pour l'une des cinq maisons de courtage au pays. Selon le rapport, les courtiers et les maisons de courtage permettent d'offrir des conseils sur une gamme de produits à titre de tiers impartial, par rapport aux institutions bancaires.

« Comme de plus en plus de courtiers hypothécaires entrent sur le marché, ce sont les clients canadiens qui en profiteront en fin de compte, grâce à un plus grand choix de produits, à des conseils à valeur ajoutée et à la commodité accrue des services », affirme dans un communiqué Todd Roberts, associé de la pratique Consultation.

Selon Jean-François Vinet, analyste des services financiers à Option consommateurs en entrevue à Radio-Canada.ca, les courtiers achètent en gros auprès des banques, ce qui leur donne un bon pouvoir de négociation. Ils peuvent obtenir de meilleurs taux, ce qui peut aussi servir d'outil de négociation pour les emprunteurs dans le magasinage d'un prêt.

Toutefois, selon M. Vinet, les emprunteurs potentiels doivent rester prudents, puisque les courtiers hypothécaires, autant que les banques, ne donnent pas toujours l'information nécessaire à l'emprunteur concernant sa capacité de rembourser et les restrictions à apporter à ses habitudes de consommation.

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