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Les éditions Michel Brûlé lancent Cuba libre, Vivre et écrire à La Havane

Yoani Sanchez

Yoani Sanchez

Photo : ADALBERTO ROQUE

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les éditions Michel Brûlé lancent Cuba libre, Vivre et écrire à La Havane, un recueil de textes sur le quotidien à Cuba, extraits du blogue de Yoani Sánchez.

Elle publie des billets qu'elle appelle « les illustrations désenchantées de la réalité » depuis avril 2007. Ces billets, elle les publie sur un blogue qui porte le titre de Generación Y, Y pour Yoani.

Yoani Sánchez est cubaine. Elle raconte en espagnol sa vie quotidienne et celles de millions de Cubains. Des millions de personnes dans le monde les lisent parce que ses billets sont traduits en 19 langues.

Les éditions Michel Brûlé lancent une traduction en français de textes tirés de son blogue. Titre du livre : Cuba Libre, vivre et écrire à La Havane.

Une femme sans illusion

Yoani Sánchez s'y révèle sans illusion. « Pour éviter d'être portée aux nues puis crucifiée, j'explique dans une page de mon site qu'il s'agit en fait d'un exercice de lâcheté de ma part puisque j'exprime sur le réseau tout ce que je n'ose pas dire dans la vie réelle. »

En 295 pages, le lecteur apprend que la télé cubaine ressemble si peu à la vie que l'auteur en arrive à croire que son existence n'est pas réelle. Dans un discours prononcé le 26 juillet 2007, Raul Castro a promis un verre de lait en tout temps à tous les Cubains. Dans le journal Granma, autant en édition papier que sur Internet, la promesse a disparu. Discours ou réalité, où est la vérité? C'est la question que Yoani Sánchez pose à chaque page de son blogue devenu livre.

Fidel centré sur lui-même

Le 3 septembre de la même année, Yoani Sanchez consacre un billet aux Mots trompeurs. Ces mots trompeurs, elle les dénonce sans hargne, avec la lucidité de celle qui est revenue de l'embrigadement et qui a appris à lire entre les lignes. Elle ose aussi dénoncer Fidel Castro qui fait preuve d'indifférence face aux problèmes des Cubains, « en traitant continuellement, dans ses commentaires de sujets internationaux centrés sur sa personne ».

Cuba = vieux coucou Il - 14

Quant à Cuba, elle le baptise « vieux coucou Il -14 ». Il pour Iliouchine, cet avion légué par les Soviétiques à Cubana, la compagnie aérienne nationale. Elle dit qu'un homme garde les commandes de l'avion, sans que personne sache s'il va atterrir ou piquer du nez.

Dans son livre, Yoani Sanchez :

  • pose des questions (Des élections, pour quoi faire?);
  • établit des constats cruels pour l'État et son appareil de répression dépassés par la technologie;
  • raconte la prostitution qui s'est accrue considérablement depuis 1990;
  • dénonce ce qu'elle appelle la double monnaie d'un pays économiquement schizophrène.

Bref, elle fait flèche de tout bois. Et le bois a un nom : son quotidien. Le marché noir, se sauver d'un magasin sans payer, se faire passer pour une étrangère dans un hôtel, les interminables files d'attente, les citations à comparaître devant un policier pour un oui ou pour un non.

Son quotidien est aussi celui d'une criminelle. Elle gagne sa vie comme professeure d'espagnol et guide de La Havane. Et elle n'a pas les autorisations pour le faire.

En 2008, Yoani Sánchez accordait une entrevue à Diego Creimer dans le cadre du dossier sur Internet à Cuba. Lisez cette entrevue traduite en français..

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