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Ford à Toronto, Watson à Ottawa

Rob Ford après sa victoire à la mairie de Toronto, le 25 octobre 2010

Rob Ford après sa victoire à la mairie de Toronto

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Toronto élit le candidat populiste Rob Ford pour succéder à David Miller au poste de maire. À Ottawa, l'ancien ministre Jim Watson défait le maire sortant dans le cadre des élections municipales ontariennes qui ont causé quelques surprises.

Les électeurs de Toronto ont choisi Rob Ford pour diriger les destinées de leur ville. M. Ford a obtenu 47 % des voix lors du scrutin de lundi.

Dans son discours, M. Ford a déclaré que son élection signifiait que les Torontois en avaient assez des dépenses à l'Hôtel de Ville. Il affirme que sa priorité sera d'éliminer la taxe sur l'immatriculation, créée par son prédécesseur, David Miller. Devant des partisans exaltés, il a déclaré qu'il allait immédiatement reprendre le contrôle des dépenses à l'Hôtel de Ville. Durant sa campagne, le candidat populiste n'a pas écarté la possibilité de privatiser certains services municipaux.

Au sujet du transport en commun, un autre enjeu important de l'élection à Toronto, Rob Ford a évoqué la possibilité de rediriger l'argent prévu pour établir de nouvelles lignes de tramway dans l'expansion du métro.

M. Ford est parvenu à remporter la mairie et à succéder à David Miller malgré la défection de deux de ses principaux adversaires. Sarah Thompson et Rocco Rossi ont abandonné la course il y a quelques semaines en constatant les faibles chances qu'ils avaient d'être élus. Mme Thompson a donné son appui à l'ex-ministre George Smitherman, considéré par plusieurs comme le seul pouvant battre M. Ford. De son côté, Rocco Rossi a abandonné la course sans appuyer officiellement de candidat, mais une partie de son équipe a été recrutée par l'équipe de George Smitherman.

M. Smitherman, un ancien poids lourd du gouvernement de Dalton McGuinty, a terminé au 2e rang avec 35 % des voix. Le maire adjoint sortant, Joe Pantalone, le seul candidat progressiste, termine au 3e rang.

Ottawa

Le nouveau maire d'Ottawa, Jim WatsonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le nouveau maire d'Ottawa, Jim Watson

Photo : La Presse canadienne / Le Droit/Patrick Woodbury

À Ottawa, Jim Watson a récolté près de 49 % des votes, contre 24 % pour le maire sortant, Larry O'Brien.

Le nouveau maire a remercié ses électeurs dans les deux langues officielles. Il est clair, à son avis, que les Ottaviens ont voté en majorité pour le changement, tant à la mairie que dans certains quartiers et qu'ils veulent un conseil qui travaille dans un esprit de consensus.

M. Watson affirme que son premier objectif, lors de son entrée en poste le 1er décembre, sera le budget. M. Watson a réitéré son engagement de limiter l'augmentation des taxes municipales à 2,5 %.

Jim Watson avait un message pour son électorat francophone : « C'est important pour moi, comme francophile, que les politiques linguistiques soient respectées. »

Le nouveau maire a remercié son prédécesseur Larry O'Brien, « qui a traversé des épreuves pendant son mandat. C'est un homme d'affaires et un philanthrope qui a fait beaucoup pour la Ville d'Ottawa ».

M. Watson a également souligné la passion et le dévouement de ses 19 adversaires, plus particulièrement Clive Doucet et Andrew Haydon, qui ont récolté respectivement 15 % et 7 % des voix.

En plus des salutations habituelles, le nouveau maire d'Ottawa a souligné le travail des médias pour la couverture électorale des derniers mois.

Mississauga : une mairesse de 89 ans

À Mississauga, la mairesse sortante Hazel McCallion a été réélue sans surprise. À 89 ans, la doyenne des dirigeants municipaux au Canada obtient donc un 12e mandat, qui sera son dernier, affirme-t-elle.

Mme McCallion est parvenue à se faire réélire avec environ 76 % des voix, malgré la tenue d'une enquête publique sur des allégations de conflit d'intérêts pour un mégaprojet immobilier impliquant notamment son fils. La mairesse a d'ailleurs été appelée à témoigner à cette enquête durant la présente campagne.

Depuis son élection en 1978, la mairesse McCallion a profité de la croissance fulgurante de Mississauga, qui a permis à son administration de limiter les hausses d'impôts et d'investir dans des projets d'infrastructures. Mais le 12e mandat d'Hazel McCallion pourrait être fort différent : la municipalité fait désormais face aux mêmes problèmes socio-économiques qui affligent sa voisine, Toronto, et le réseau de transport en commun ne répond plus à la demande.

Grand Sudbury

Marianne MatichukAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marianne Matichuk s'adresse à ses partisans après sa victoire électorale.

Photo : Radio-Canada/Yvon Thériault

Dans le Grand Sudbury, Marianne Matichuk a causé la surprise en défaisant le maire sortant John Rodriguez. Inconnue du public au début de la campagne, mais appuyée par une solide équipe, Mme Matichuk a obtenu 46 % des suffrages.

La femme originaire de Sudbury, qui était cadre à la minière Vale, a critiqué durement le bilan du maire sortant. Durant la campagne, elle a promis de revoir les dépenses de la municipalité « ligne par ligne », de façon à réaliser des économies. Elle a également fait d'un assouplissement des heures d'ouverture des commerces un de ses chevaux de bataille.

Le conseiller sortant Ted Callaghan est arrivé au 3e rang.

Vaughan

Maurizio BevilacquaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Maurizio Bevilacqua, nouveaumaire de Vaughan

Photo : Radio-Canada/Félix-Brian Corriveau

La population de Vaughan a tranché : la mairesse sortante Linda Jackson n'obtiendra pas de second mandat.

Les électeurs de la municipalité ont plutôt choisi de confier la destinée de leur municipalité à Maurizio Bevilacqua, l'ex-député libéral fédéral qui a représenté la région à la Chambre des communes de 1988 à cet été. Dans un discours devant ses partisans, Maurizio Bevilacqua a déclaré avoir reçu un mandat fort des électeurs. Il entend s'en servir pour redorer l'image de la Ville.

Durant la campagne, M. Bevilacqua a notamment promis de s'attaquer à la congestion routière en favorisant l'expansion du transport en commun. Il promet également d'améliorer la transparence à l'Hôtel de Ville.

Les quatre dernières années ont été passablement houleuses à Vaughan : plusieurs scandales, poursuites et allégations de toutes sortes ont fait surface. La mairesse sortante doit d'ailleurs subir un procès l'an prochain, car elle est accusée d'avoir contrevenu à la loi électorale lors de l'élection de 2006. L'ensemble du conseil municipal avait d'ailleurs réclamé sa tête, en vain.

Windsor

À 36 ans, Eddie Francis obtient un troisième mandat à la mairie de Windsor. L'économie sera au coeur de son mandat, car la crise économique et les difficultés de l'industrie automobile ont fait de Windsor l'une des villes où le taux de chômage est le plus élevé au pays.

M. Francis promet de continuer de baisser les taxes des particuliers pour stimuler l'économie et encourager la création d'emplois. Il veut également diversifier l'économie et attirer de nouvelles entreprises.

Durant la campagne, M. Francis a justifié son attitude intransigeante lors de la grève des employés municipaux de l'été dernier en affirmant qu'il avait défendu les contribuables. Depuis ce conflit de 101 jours, la collecte des ordures et des matières recyclables a été cédée à une entreprise privée et M. Francis n'exclut pas la privatisation d'autres services municipaux.

Son principal adversaire, Rick Limoges, ancien conseiller municipal et député aux Communes, a obtenu 40 % des voix.

Hamilton

À Hamilton, le conseiller municipal sortant Bob Bratina a causé une surprise en défaisant à la fois le maire sortant Fred Eisenberger et son prédécesseur Larry DiIanni.

M. Bratina propose notamment d'étudier la possibilité de défusionner la ville de Hamilton. Les citoyens des communautés qui ont fusionné en 2001 ont l'impression de ne pas faire partie de Hamilton, selon lui. Il ajoute que les citoyens de ces communautés ne veulent pas que leurs impôts fonciers servent à financer des projets qu'ils jugent inutiles.

À titre de nouveau maire, Bob Bratina sera à la tête de la municipalité lorsqu'elle accueillera les Jeux panaméricains en 2015.

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