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L'industrie s'attend à l'approbation de Québec

André Caillé, à l'ouverture de la Conférence de l'Association pétrolière et gazière du Québec

André Caillé, à l'ouverture de la Conférence de l'Association pétrolière et gazière du Québec

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les membres de l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), réunis à Montréal pour leur conférence annuelle, ont bon espoir que les vives protestations des derniers mois ne les empêcheront pas d'entamer assez rapidement l'exploitation du gaz de schiste au Québec.

Les membres de l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) ont bon espoir que le Québec en vienne assez rapidement à exploiter le gaz de schiste enfoui dans son sous-sol, malgré les vives protestations des derniers mois.

À l'occasion de la deuxième conférence annuelle de l'association, qui se déroule lundi et mardi à Montréal, les dirigeants des différentes entreprises gazières actives au Québec font le point sur l'état de la situation.

Dans son discours d'ouverture, le président de l'APGQ et ex-PDG d'Hydro-Québec, André Caillé, a soutenu que l'acceptabilité sociale du gaz de schiste passerait par le respect de l'environnement et les retombées économiques.

Selon lui, l'APGQ n'avait rien négligé pour éclairer le débat, dans le cadre du processus de consultation établi par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

« Le gouvernement a lancé un processus en nous y invitant, le processus du BAPE. On a fait la première étape. On a fait venir au Québec les meilleurs spécialistes dans le monde en ce qui concerne le développement des gaz de schiste », a affirmé André Caillé.

André Caillé avait pris congé ces dernières semaines après avoir été la cible de nombreuses critiques, notamment lors d'assemblées d'information destinées à convaincre les Québécois des vertus de l'exploitation du gaz de schiste.

Lors de discussions sur les mérites de l'industrie du gaz de schiste, André Caillé avait fait valoir que cette énergie comportait certes des risques, mais qu'elle n'en était pas moins sécuritaire.

Des représentants de l'industrie optimistes

Raymond Savoie, ancien ministre libéral et président de la firme Gastem, qui projette de forer le sol des Îles-de-la-Madeleine, s'est dit persuadé que le rapport du BAPE sur le gaz de schiste, qui doit être rendu l'hiver prochain, sera « très favorable » à l'industrie.

Certes, Québec resserrera l'encadrement réglementaire, a-t-il convenu, mais ce changement pourrait également être accompagné de nouvelles mesures fiscales incitatives, selon lui.

M. Savoie a pressé les autorités et l'industrie d'agir vite. Sinon, a-t-il prévenu, les projets de gaz de schiste situés ailleurs en Amérique du Nord pourraient être favorisés aux dépens de ceux du Québec.

Appels à la prudence

Certains orateurs invités par l'Association elle-même se sont montrés critiques.

« Les Québécois sont furieux d'être placés devant le fait accompli. Ils ont le droit de savoir, de s'exprimer, de comprendre. Ils ont le droit à leur qualité de vie, à la sécurité. Ce qu'ils demandent, c'est la possibilité d'engager une vraie discussion avec vous. Et pour moi, une vraie discussion, c'est bien plus qu'un débat d'un soir », a affirmé l'ancien chef du Parti québécois et ancien ministre de l'Environnement André Boisclair, aujourd'hui consultant en environnement.

Le coordonnateur général adjoint d'Équiterre, Steven Guilbeault, était aussi invité. Il a demandé aux représentants de l'industrie d'agir plus doucement. « Ce qui est clair, c'est que de tenter de continuer d'avancer comme on l'a fait jusqu'à maintenant, ce n'est pas une recette pour un succès. »

Les opposants veillent au grain

Ce manifestant dénonce l'exploitation du gaz naturel aux Îles-de-la-Madeleine, d'où il est originaire.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un manifestant originaire des Iles-de-la-Madeleine

Quelques dizaines de manifestants étaient présents aux aurores lundi, avant même que ne s'ouvre cette conférence qui se tient à l'Hôtel Reine-Élizabeth, en plein centre-ville de Montréal.

Les manifestants étaient déterminés à faire entendre leur opposition à l'exploration et à l'exploitation des gaz de schiste. Ils réclament du gouvernement du Québec l'instauration d'un moratoire dans ce dossier.

La terre de nos ancêtres, on l'emprunte. Moi j'ai des enfants. Ce qui me motive à être ici ce sont mes enfants et ma région. Je ne veux pas que ça devienne comme au Texas, où il y a un puits au kilomètre carré.

Une citation de :Un manifestant opposé aux gaz de schiste, présent lors de l'ouverture de la conférence annuelle de l'Association pétrolière et gazière du Québec

Quelques centaines de personnes participent à cette conférence.

Des organismes tels que l'association écologiste Équiterre et l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique y assistent.

Avec les informations de La Presse canadienne

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