•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une pompe sur quatre à sec

Des camions-citernes vides attendent en face d'une raffinerie de Total à Donges, dans l'ouest de la France, qui fournit de l'essence aux stations de la région.

Des camions-citernes vides attendent en face d'une raffinerie de Total à Donges, dans l'ouest de la France, qui fournit de l'essence aux stations de la région.

Photo : AFP / Jean-Sébastien Evrard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un quart des stations-service en France manquent de carburant en raison des moyens de pression des employés de raffineries et des camionneurs contre la réforme des retraites qui devrait être adoptée mercredi.

La pénurie d'essence s'accentue en France. Un quart des stations-service manquent de carburant en raison des moyens de pression des employés de raffineries et des camionneurs qui participent activement à la lutte nationale contre la réforme des retraites.

La situation est particulièrement sensible dans le nord et l'ouest du pays. Dans la région parisienne, plus du tiers des pompes à essence sont à sec alors que les vacances scolaires d'automne ont commencé vendredi.

Pour faciliter la circulation, le gouvernement a priorisé l'approvisionnement des stations-service en bordure des autoroutes, permis le recours aux stocks commerciaux et autorisé les poids lourds à circuler le dimanche.

Évoquant une « lente amélioration », le ministre de l'Énergie, Jean-Louis Borloo, a lancé un appel à la reprise du travail dans les 12 raffineries du pays, toutes à l'arrêt. Il a affirmé que le pays était « passé à côté d'une crise d'une extrême gravité ».

La situation pourrait encore se dégrader lundi, selon l'Union française des industries pétrolières, en raison du repos obligatoire des chauffeurs de camion-citerne qui alimentent les stations.

Outre la contestation dans le secteur de l'énergie, les transports ferroviaires ont été perturbés, des manifestations ont eu lieu sur les routes, et plusieurs grandes villes, comme Marseille ou Toulouse, ont été envahies par les ordures parce que les éboueurs se sont joints au mouvement.

Dernière ligne droite avant l'adoption

La réforme, qui prévoit repousser l'âge minimal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, devrait être adoptée définitivement mercredi. Elle a donné lieu à la plus grave crise en France sous la gouverne de Nicolas Sarkozy, élu en 2007. Un sondage IFOP paru dans Le journal du dimanche lui accorde moins de 30 % d'opinion favorable.

La septième journée d'action nationale depuis la rentrée est prévue jeudi. Les syndicats souhaitent qu'en dépit des vacances, les manifestants soient aussi nombreux que lors des précédentes mobilisations où entre 1,1 et 3,5 millions de personnes étaient descendues dans les rues.

Pour apaiser le climat, le conseiller social du président, Raymond Soubie, a déclaré dimanche qu'il n'y aurait « ni vainqueur, ni vaincu » à l'issue de la bataille. « Cette réforme passera, c'est une victoire pour la France et les Français », a-t-il estimé, saluant l'attitude « responsable » des syndicats.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !