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Kaboul sous influence iranienne

Hamid Karzaï

Photo : AFP / Massoud Hossaini

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef de cabinet du président Hamid Karzaï recevrait régulièrement de l'argent de Téhéran pour promouvoir les intérêts de l'Iran en Afghanistan, rapporte le New York Times.

L'Iran aurait ses entrées dans l'entourage du président Hamid Karzaï. Selon le New York Times, son chef de cabinet Oumar Daoudzaï recevrait régulièrement d'importantes sommes d'argent de Téhéran afin de promouvoir les intérêts de l'Iran en Afghanistan.

L'objectif iranien serait de semer la discorde entre Kaboul et ses alliés occidentaux, selon le quotidien américain, qui cite des responsables afghans et occidentaux de Kaboul s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

Des millions de dollars auraient ainsi été versés dans un fonds secret auquel auraient recours Oumar Daoudzaï et Hamid Karzaï pour payer des députés, des chefs de tribus et même des responsables talibans, afin de s'assurer de leur loyauté.

Les deux principaux intéressés ont refusé de commenter les allégations rapportées par le New York Times. Un des assistants du chef de cabinet les a cependant qualifiées de « foutaises ». L'ambassadeur de l'Iran à Kaboul, Feda Hussein Maliki, a aussi refusé de commenter, mais son porte-parole parle de « ragots diaboliques provenant des médias occidentaux et étrangers ».

Le New York Times fait état d'un voyage à bord de l'avion présidentiel d'Hamid Karzaï au cours duquel l'ambassadeur iranien aurait remis au chef de cabinet un sac rempli de liasses d'euros.

Oumar Daoudzaï, un ancien ambassadeur afghan en Iran, serait connu pour ses positions antioccidentales qu'il ferait valoir auprès du président.

Un haut gradé de l'OTAN, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a refusé de commenter le cas de M. Daoudzaï, mais soutient que l'Iran conduit une « campagne agressive » en Afghanistan pour miner l'action de l'OTAN et des Américains.

Téhéran jouerait en fait un double jeu, ses services secrets finançant et entraînant les insurgés tout en ayant monétairement appuyé de nombreux candidats aux récentes élections.

Avec les informations de Agence France-Presse, et New York Times

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