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Épidémie de choléra « du type le plus dangereux »

Des malades s'entassent dans des aménagements de fortune.

Des malades s'entassent dans des aménagements de fortune.

Photo : La Presse canadienne / Dieu Nalio Chery

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement haïtien confirme que l'épidémie de diarrhée qui a fait jusqu'ici 138 morts dans le nord du pays est causée par le choléra. Une maladie qu'on n'avait pas vue depuis 100 ans dans ce pays.

Le président haïtien René Préval a confirmé vendredi que la grave épidémie de diarrhée qui sévit dans la région de l'Artibonite est bel et bien causée par le choléra. Au moins en sont 138 mortes, selon un bilan communiqué vendredi par une responsable de l'ONU.

Le ministre haïtien de la Santé Alex Larsen a confirmé peu après qu'il s'agit d'une souche de choléra de souche 01, soit « du type le plus dangereux ». La souche 01 est à l'origine de la majorité des flambées de choléra dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Aide de 1 million $ du Canada

Le Canada fournira une aide pouvant aller jusqu'à un million à Haïti, en réponse à l'épidémie de choléra qui sévit présentement dans le pays a fait savoir, vendredi soir, le premier ministre Stephen Harper.

Les autorités sanitaires haïtiennes et internationales suspectaient une éclosion de choléra depuis plusieurs jours dans le village de Saint-Marc, dans le nord d'Haïti. Mais le gouvernement haïtien se montrait prudent, attendant les résultats de tests menés par le ministère de la Santé du pays avant de conclure à la présence de choléra.

L'OMS prudente

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) de son côté attend les résultats d'une série de tests menés par ses propres experts dans le nord d'Haïti.

Les tests effectués sur le terrain par des épidémiologistes de Washington devraient permettre d'en apprendre davantage sur la nature et les origines de cette éclosion.

L'OMS explique cette prudence par le fait qu'Haïti n'a pas connu d'épidémie de choléra depuis au moins un siècle.

Les morts se multiplient dans l'Artibonite

Les malades affluent par centaines dans les cliniques et hôpitaux de la région.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les malades affluents par centaines dans les cliniques et hôpitaux de la région.

Photo : La Presse canadienne / Dieu Nalio Chery

La sévère épidémie de diarrhée qui se propage dans les alentours du village de Saint-Marc a tué jusqu'ici au moins 138 personnes, dont de nombreux enfants.

Plus de 1500 personnes atteintes d'importants symptômes gastro-intestinaux sont hospitalisées dans la région de l'Artibonite.

À l'Hôpital Saint-Nicolas, qui dessert le village de Saint-Marc, la situation est critique en raison du grand nombre de malades qui convergent vers l'établissement de santé. Plusieurs centaines de personnes ont dû être étendues par terre dans un stationnement adjacent pour soulager l'hôpital surchargé.

Pour venir en aide aux malades et au personnel médical de la région, les organismes internationaux, dont la Croix-Rouge canadienne, acheminent des chargements d'eau potable, de médicaments et de matériel médical dans la région.

Les autorités sanitaires craignaient l'apparition d'épidémies dans les zones dévastées par le tremblement de terre de janvier dernier. Or, la région de Saint-Marc n'a pas été l'une des plus touchées par le séisme. La région accueille cependant des milliers de réfugiés du tremblement de terre qui ont fui les zones dévastées.

Les experts sont toujours à la recherche de la source de contamination à l'origine de cette épidémie.

Cette éclosion de choléra à deux heures de route de Port-au-Prince fait craindre le pire aux autorités du pays qui redoutent que la maladie se propage dans les camps de réfugiés surpeuplés de la capitale.

Le choléra est une maladie entérique aiguë causée par la bactérie Vibrio cholerae. Il est caractérisé par l'apparition d'une diarrhée aqueuse soudaine et abondante, que l'on qualifie souvent de « selles riziformes ». S'il n'est pas traité, il peut rapidement donner lieu à une déshydratation, à un collapsus circulatoire, à une insuffisance rénale et à la mort. L'infection est transmise par l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés par les selles ou les vomissures d'une personne infectée. (Source : Santé Canada)

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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