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Le meilleur coup de De Santis

Philippe Billy

Philippe Billy

Photo : Pépé/Impact de Montréal

Frédéric Lord
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Nick De Santis refuse d'identifier son meilleur coup de la dernière saison. Notre journaliste Frédéric Lord, lui, tente d'y répondre.

MONTRÉAL - À la question « quel est ton meilleur coup de la dernière saison? », posée mardi, le directeur technique de l'Impact de Montréal, Nick De Santis, a répondu avec une certaine candeur :« À vous de décider. »

Pour le profane, deux embauches se démarquent des brouillaminis administratifs de l'équipe : celles d'Ali Gerba et de Philippe Billy.

Si le premier a impressionné avec un nombre effarant de réussites en fin de saison pour secouer l'inertie offensive de l'Impact, le second s'est révélé comme l'assise d'une équipe en quête de stabilité.

Son début de saison n'annonçait pourtant pas cette marche vers le titre de joueur le plus utile du onze montréalais.

La fatigue, la nouveauté et l'adaptation à un nouveau style de jeu et à une nouvelle position ont différé son éclosion au sein de l'effectif de Marc Dos Santos.

« J'ai commencé à me lâcher quand je suis revenu en défense », explique Billy.

Utilisé comme milieu de terrain pour les premiers matchs, son transfert - tout naturel - au poste de défenseur latéral droit lui a permis de peser comme jamais dans le jeu montréalais.

À partir de ce moment, Billy a pris possession du couloir droit. L'adversaire ne passait plus et le nombre de ses centres balancés dans la surface a exposé la faiblesse des attaquants de l'Impact.

« Selon le poste où je joue, j'ai un style de jeu complètement différent, explique-t-il. Quand je joue arrière droit, j'ai tendance à déborder énormément et à me concentrer sur mes centres. À gauche, je cherche plus des solutions dans l'axe. Et en tant que milieu, c'est étrange, mais je défends beaucoup. »

Victime de son efficacité, Billy n'a eu d'autre choix que de colmater cet éternel problème de l'Impact dans le couloir gauche.

La déroute, le mot est faible, de Stephen deRoux et la rareté des solutions à gauche ont forcé le pilote montréalais à y déplacer son meilleur joueur, en quête qu'il était de cette sempiternelle stabilité défensive tant souhaitée en début de saison.

D'ailleurs, faites l'exercice. Alors que Billy collectionnait les babioles remises au joueur du match en milieu de saison, le Français n'aura pas été sacré de façon aussi constante en tant qu'arrière gauche.

« La filière Billy »

Philippe BillyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Philippe Billy

Photo : Impact de Montréal/Pépé

Pour l'Impact, l'apport de Philippe Billy s'est aussi mesuré du côté administratif.

Par l'intermédiaire de son agent, l'ancien du Stade brestois 29 (deuxième division française à l'époque) a multiplié les contacts avec d'anciens coéquipiers pour vanter les mérites de l'organisation montréalaise.

« Il n'y a rien à envier aux grands clubs ici, croit Billy. Que ce soit au niveau de l'administration ou du personnel technique. Si un joueur européen vient ici, c'est pour amener son savoir. »

Son recrutement aura été à ce point efficace que l'Impact a signé en cours de saison Anthony Le Gall et Richard Pelletier, deux joueurs que l'on devrait plus apprendre à connaître au cours de la prochaine campagne.

Il n'en fallait pas plus pour qu'on se mette à parler, à la blague, sur la galerie de presse, de « la filière Billy » et à affubler le numéro 21 du titre de directeur technique adjoint.

Un titre qui fait rire le principal intéressé.

« Je les connaissais (Le Gall et Pelletier) très bien en dehors du terrain, a-t-il souligné. Forcément, on se retourne vers moi, c'est tout à fait logique. »

« Ils ont découvert une autre culture et ça leur plaît. De toute façon, je le vois depuis le début. Dès que je croise un Français ici, il est vraiment heureux. Je pense qu'il y en a d'autres qui vont arriver ici. Montréal va devenir un peu l'Arsenal canadien », a-t-il assuré en faisant référence au géant francophile de la première ligue anglaise.

En 2011, Billy sera assurément une pièce maîtresse du onze montréalais.

« L'an prochain, il y aura beaucoup plus de concurrence au sein de l'effectif. Ça va relever le niveau de l'équipe. Chaque joueur devra prouver au club qu'il a sa place en MLS. »

Sans trop se commettre, on peut affirmer qu'il fera, l'année suivante, le saut en MLS avec la fleur de lys sur son maillot.

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