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Serment d'allégeance pour tous

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou

Photo : AFP / Ronen Zvulun - Pool

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, souhaite étendre aux juifs le projet de loi qui obligerait ceux qui veulent immigrer en Israël à prêter serment de fidélité à l'« État juif et démocratique ».

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a demandé à son ministre de la Justice « de préparer un nouveau projet de loi sur le serment d'allégeance qui concernera toutes les personnes qui demanderont la citoyenneté israélienne », peu importe leur religion, a fait savoir son bureau lundi.

Dans sa mouture initiale, approuvée en conseil des ministres le 10 octobre dernier, le projet, qui vient modifier la Loi de citoyenneté, n'oblige que les non-juifs à prêter serment de fidélité à l'État hébreu.

Les juifs de la diaspora qui veulent immigrer en Israël se voient pour leur part accorder automatiquement la nationalité israélienne en vertu de la Loi du retour et non de la Loi de citoyenneté.

Je jure de respecter les lois de l'État d'Israël comme État juif et démocratique.

Une citation de :Extrait du serment d'allégeance

Le projet originel a été très critiqué, en particulier à gauche. Après son approbation, les députés arabes israéliens ont dénoncé une mesure « raciste ». Plusieurs milliers de manifestants juifs et arabes se sont également rassemblés à Tel-Aviv, samedi, pour critiquer ce texte, criant : « Non au fascisme, oui à la démocratie ».

La population israélienne voit pour sa part d'un bon oeil l'amendement initial. Selon un sondage publié vendredi, 63 % des Israéliens y sont favorables.

Certains commentateurs voient dans l'initiative du serment d'allégeance une concession de Benyamin Nétanyahou à la frange la plus radicale de sa coalition, le parti Yisrael Beiteinu du ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman. Le premier ministre attendrait en retour un soutien de la formation d'extrême droite pour la suite du fragile processus de paix.

L'amendement n'a cependant pas encore été soumis au Parlement. Il n'en est qu'à l'état d'ébauche. Sa rédaction définitive devrait prendre encore plusieurs mois.

S'il est adopté par les députés, le projet ne sera pas rétroactif et n'aura donc pas de répercussions sur les Arabes israéliens, qui représentent le cinquième de la population.

Réprobation à l'étranger

La semaine dernière, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a appelé Israël à « garantir pleinement l'égalité de tous leurs citoyens », qu'ils soient de confession juive ou non.

Lundi, le metteur en scène britannique Mike Leigh a annulé une visite prévue en Israël pour protester contre le projet d'amendement, expliquant qu'il s'agissait de « la goutte d'eau qui fait déborder le vase », venue s'ajouter à une série d'actes du gouvernement israélien auxquels il s'opposait.

« Je ne peux pas venir, je ne veux pas venir, je ne viens pas », a-t-il écrit dans une lettre adressée à l'école israélienne de cinéma et de télévision, qui devait l'accueillir à Jérusalem.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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