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Jean Tremblay répond au dossier noir

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay
Le maire de Saguenay, Jean Tremblay
Radio-Canada

Le maire de Saguenay se défend de s'en prendre aux journalistes et de nuire à la liberté de la presse comme le laisse entendre le dossier noir de l'information municipale publié par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.

Le maire de Saguenay a profité d'une conférence de presse sur un tout autre sujet vendredi pour réagir, pendant plus de 30 minutes, au dossier noir de l'information municipale, rendu public la veille par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Jean Tremblay n'a aucunement l'intention de s'excuser pour son comportement envers certains journalistes et refuse de prendre au sérieux les faits rapportés par huit d'entre eux dans le document de la FPJQ. « Le dossier noir, ça ne me dérange pas trop. Je trouve ça ridicule, dit-il. Ils feraient ça sur n'importe quel maire, n'importe qui. »

Ma job, c'est pas de satisfaire les journalistes, c'est de satisfaire les citoyens.

Jean Tremblay

Le maire de Saguenay dit aussi qu'il a le droit de ne plus accorder d'entrevues aux journalistes de Radio-Canada en dehors des conférences de presse. Il a l'intention de maintenir cette pratique, au moins jusqu'à Noël.

Il invoque un reportage que prépare l'émission La facture, dont la diffusion est prévue en novembre, pour justifier son refus. « Si on fait passer la ville à La facture, une ville aussi propre, aussi bien administrée, vous avez fouillé partout, il y a eu toutes les enquêtes possibles. Là, on relève des affaires d'il y a 12 ans et on va salir la ville partout dans la province, ça, je ne le prends pas », explique M. Tremblay.

Le maire précise tout de même qu'il permet aux conseillers aux communications de Saguenay et aux conseillers municipaux de répondre à la Société Radio-Canada.

Jean Tremblay croit aussi que certains journalistes de Radio-Canada le prennent à partie parce qu'il est catholique et cite le dernier rapport de l'ombudsman de Radio-Canada, Julie Miville-Dechêne.

Celle-ci confirme qu'elle a analysé 16 plaintes de catholiques en 2008-2009. « Mes révisions n'ont pas prouvé qu'il y avait de biais anticatholique, mentionne-t-elle. J'ai seulement trouvé, en deux ans, deux cas où il y avait eu vraiment de mauvais choix de mots. »

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