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Graham James pourrait voir son pardon révoqué

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Graham James, en 1989

Photo : La Presse canadienne / Bill Becker

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De nouvelles accusations portées contre Graham James, qui s'est vu octroyer un pardon pour des infractions de même nature, peuvent mener à la révocation de ce pardon, selon la Commission nationale des libérations conditionnelles.

L'ancien entraîneur de hockey junior Graham James, sur qui pèsent de nouvelles accusations d'agressions sexuelles, pourrait bien perdre le pardon qu'il a obtenu en 2007.

Un porte-parole de la Commission nationale des libérations conditionnelles, Caroline Douglas, indique qu'un dépôt d'accusations contre une personne qui a déjà obtenu un pardon pour des infractions de même nature peut mener à la révocation du pardon, mais pas nécessairement.

Cette commission est totalement indépendante et n'a pas besoin d'une quelconque requête pour prendre une telle décision. La révocation du pardon se fait au cas par cas et il n'est pas nécessaire que l'individu concerné soit reconnu coupable de nouveaux chefs d'accusation. Il en revient à un seul commissaire de révoquer un pardon, à la lumière des nouveaux éléments portés à sa connaissance.

Neuf nouveaux chefs d'accusations d'agressions sexuelles ont été déposés mercredi par la Couronne devant la Cour du Manitoba contre l'ancien entraîneur Graham James. Ces accusations concernent trois nouvelles victimes présumées, dont l'ancienne vedette de la Ligue nationale de hockey Theoren Fleury, pour des faits commis entre 1979 et le début des années 90.

Un mandat d'arrêt pancanadien a aussi été lancé par la police de Winnipeg pour retrouver Graham James, qui se trouverait au Mexique.

L'ancien entraîneur de hockey junior avait déjà plaidé coupable à des accusations relatives à des agressions sexuelles impliquant des joueurs mineurs.

L'ancien entraîneur, âgé aujourd'hui de 58 ans, a été condamné à trois ans et demi de pénitencier en 1997, avant d'obtenir un pardon pour son passé criminel en 2007.

Au printemps dernier, le gouvernement fédéral a décidé de resserrer les règles entourant l'octroi des pardons.

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