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Ahmadinejad joue les provocateurs

À Bint Jbeil, la foule acclame le président Ahmadinejad.

À Bint Jbeil, la foule acclame le président Ahmadinejad.

Photo : AFP / Joseph Eid

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Vantant la « résistance » du Liban face à Israël, le président iranien prédit la « disparition des sionistes » devant des milliers de personnes réunies à Bint Jbeil, un bastion du Hezbollah dans le sud du pays.

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, s'est rendu jeudi en terrain ami, dans le sud du Liban, au deuxième jour de sa visite officielle, jouant les provocateurs dans un fief du Hezbollah près de la frontière israélienne.

Vantant la « résistance » du Liban face à Israël, il a prédit la « disparition des sionistes » sous les applaudissements nourris d'une foule estimée à 15 000 personnes, réunies dans la ville de Bint Jbeil.

Accueilli avec des drapeaux iraniens et des affiches souhaitant la bienvenue au « protecteur de la résistance », Ahmadinejad a affirmé que la ville, durement touchée au cours des affrontements entre le mouvement chiite libanais et l'armée israélienne lors du conflit de 2006, symbolisait la résistance du pays.

« Le monde doit savoir que les sionistes sont mortels [...] Aujourd'hui, la nation libanaise est vivante et sert de modèle aux nations de la région. »

— Une citation de  Mahmoud Ahmadinejad

Les clameurs de l'assistance pouvaient être entendues du côté israélien de la frontière, à 4 kilomètres de là, ont affirmé les médias israéliens.

Le leader iranien s'est ensuite rendu à Qana, où une centaine de Libanais avaient été tués dans des raids israéliens, en 1996. Il a en remis, qualifiant les Israéliens de « faibles ». « Vous resterez, et vos ennemis, qui sont les ennemis de l'humanité, sont en voie de disparaître et d'être anéantis », a-t-il dit.

Nasrallah offre un fusil israélien à Ahmadinejad

La télévision du Hezbollah a en outre diffusé des images prises à l'ambassade iranienne au Liban, montrant le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, donnant à son allié un fusil qui aurait appartenu à un soldat israélien. Le fusil, offert « comme cadeau et en signe de loyauté et de gratitude », est un « butin de la guerre de 2006 », a affirmé Hassan Nasrallah.

« Provocation » et « extrémisme », disent les États-Unis et Israël

À Tel-Aviv, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a critiqué le message d'Ahmadinejad. « Aujourd'hui, nous avons entendu, venant de la frontière libanaise, des invectives et du mépris. Nous poursuivrons la construction de notre pays, et nous saurons très bien comment le défendre », a-t-il rétorqué.

Son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a de son côté affirmé qu'Ahmadinejad, qui a déjà appelé à la destruction d'Israël, était porteur d'un message extrémiste visant à « transformer le Liban en une plateforme pour ses plans brutaux envers Israël ».

Washington a également dénoncé la visite d'Ahmadinejad, déplorant « ses gestes provocateurs ». La secrétaire d'État Hillary Clinton a par ailleurs rappelé les inquiétudes américaines au sujet du programme nucléaire iranien et son « soutien au terrorisme ».

La veille, le président iranien avait été reçu au palais présidentiel de Baabda par son homologue libanais, Michel Sleimane. Des dizaines de milliers de personnes mobilisées par le Hezbollah s'étaient donné rendez-vous sur la route de l'aéroport pour saluer sa venue.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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