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Les montagnes russes

Carey Price

Carey Price

Photo : AFP / Getty Images/Richard Wolowicz

Jean-François Chaumont

De héros à zéro. Carey Price comprend cette définition dans un marché comme Montréal. Roman Hamrlik et Jeff Halpern parlent de cette réalité pour leur coéquipier.

BROSSARD - La passion entraîne souvent la folie. Carey Price vit cette réalité depuis ses débuts à Montréal en 2007.

En quelques mois, le statut de Price peut changer de sauveur à mal-aimé pour ensuite redevenir le sauveur. Trop souvent, les partisans et les médias manquent de recul dans leurs critiques.

À la veille de l'ouverture locale au Centre Bell, Price répondait patiemment aux questions des médias après un entraînement d'une heure, mardi. Assis en face de lui dans le vestiaire, Roman Hamrlik, qui reviendra au jeu mercredi, regardait attentivement la scène en délaçant ses patins.

« C'est toujours des montagnes russes dans un marché comme Montréal. Ce n'est pas toujours facile, je me suis déjà fait critiquer sévèrement dans les médias, mais jamais comme Carey. Tu dois vivre avec les critiques, ça fait partie du travail et d'une grande ville de hockey comme Montréal. Mais c'est encore pire pour un gardien. »

Même s'il a perdu un de ses meilleurs amis avec le départ de Jaroslav Halak pour
St. Louis, Hamrlik parlait avec une belle franchise de Price.

« Il y a deux ans, Price a prouvé qu'il a l'étoffe d'un bon gardien numéro un. L'an dernier, il a connu une saison plus difficile. C'était une année décevante pour lui. Un seul gardien pouvait jouer et c'était Jaro. Je le regarde jouer de la passerelle de presse depuis le début de la saison et je remarque qu'il joue avec une très belle confiance. Il a connu tout un match à Pittsburgh. »

Deux matchs ne font pas une saison, mais Price a rassuré bien des partisans avec ses sorties à Toronto et à Pittsburgh.

« Oui, je suis soulagé, a admis Price. J'avais confiance en mes moyens depuis le début du camp, mais je voyais ça comme un processus d'apprentissage. On ne peut pas jouer au même rythme pour 82 matchs, c'est tout simplement impossible. »

En deux matchs, le gardien de la Colombie-Britannique présente un dossier de 1-1 avec une moyenne de 2,52 et un pourcentage d'arrêts de ,952.

L'exemple de Malakhov

Jeff Halpern et Lars EllerAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jeff Halpern et Lars Eller

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Jeff Halpern, un autre vétéran de la LNH, s'est remémoré un vieux souvenir à son premier match préparatoire au Centre Bell.

« Honnêtement, j'étais un peu sous le choc quand j'ai entendu les partisans huer Carey après un mauvais but à un match préparatoire, a dit Halpern. J'ai compris que je ne jouais plus à Dallas ni à Los Angeles. »

« Cette histoire m'a aussi fait penser à Vladimir Malakhov. À une de nos visites avec les Capitals à Montréal, Malakhov se faisait huer à tout rompre. Au départ, je n'avais aucune idée de la raison du mécontentement des partisans. Mais après le match, j'avais obtenu ma réponse et on m'avait expliqué qu'il avait fait du ski alpin malgré une blessure à un genou. »

Dans le cas de Malakhov, les foudres des fidèles s'expliquaient assez facilement...

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