•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le différend commercial Canada-Émirats dégénère

Peter MacKay rencontre des militaires canadiens à Kandahar, le 11 octobre 2010

Peter MacKay à Kandahar

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Montpetit

Radio-Canada

La Défense nationale confirme que les Forces canadiennes quitteront une base militaire qu'elles occupaient près de Dubaï, tandis que les Émirats arabes unis ont fermé leur espace aérien à l'avion transportant le ministre Peter MacKay.

Les conséquences d'un différend commercial entre le Canada et les Émirats arabes unis au sujet de droits d'escale dans les aéroports canadiens a maintenant des conséquences bien réelles.

Lundi, le ministre canadien de la Défense nationale, Peter MacKay, a confirmé que le Canada quittera une base militaire que les Forces canadiennes utilisaient près de Dubaï, aux Émirats.

En visite à Kandahar, en Afghanistan, le ministre MacKay n'a pas précisé les raisons de ce départ de Camp Mirage, mais a indiqué que d'autres options étaient maintenant à l'étude.

Camp Mirage servait de base d'appui pour les militaires déployés en Afghanistan. La base devait notamment jouer un rôle important dans le retrait des troupes canadiennes déployées dans la province de Kandahar, prévu l'an prochain.

Une source militaire a aussi indiqué lundi que les Émirats arabes unis avaient interdit leur espace aérien à l'avion transportant le ministre MacKay et le chef d'état-major des Forces canadiennes, Walter Natynczyk, qui devait passer par Dubaï.

Malgré cette escalade, le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, estime que les relations entre le Canada et les Émirats ne sont pas menacées. « Je ne pense pas. Nos ententes se poursuivent, cela n'implique pas évidemment une rupture diplomatique, au contraire, les relations sont bonnes », a-t-il déclaré.

Des solutions de rechange

En entrevue à Radio-Canada, le major général à la retraite Terry Liston a évoqué d'autres bases que le Canada pourrait utiliser pour le transfert de ses troupes et l'entreposage de ses avions tactiques, notamment celles de Chypre et d'Allemagne. La base turque d'Incirlik pourrait aussi être une autre possibilité, selon lui, car la Turquie est plus proche de l'Afghanistan et un allié du Canada au sein de l'OTAN.

« Il faut juste déterminer la meilleure place pour entreposer le matériel », a précisé Terry Liston. Chypre apparaît comme une bonne solution, a-t-il ajouté, parce que sa base est déjà utilisée pour permettre aux soldats de se reposer avant leur retour au pays.

Ce différend Canada-Émirats a dégénéré après l'échec des négociations sur les droits d'escale des compagnies émiraties Emirates, de Dubaï, et Etihad Airways, d'Abou Dhabi. Les Émirats estimaient qu'il serait justifié de permettre plus de six vols par jour pour ces compagnies vers les aéroports canadiens. Le transporteur Air Canada craignait pour sa part qu'une telle hausse n'entraîne une concurrence qui lui serait défavorable.

Air Canada, qui dessert les Émirats arabes unis avec son partenaire allemand Lufthansa, voudrait protéger ses vols à destination de Francfort, l'escale européenne entre les deux pays.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !