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Les Carabins y croient

Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La défaite contre les Gaiters de Bishop's n'a pas altéré la soif de victoire des Carabins. Battre Laval est beaucoup plus qu'un simple voeu pieux.

Plusieurs amateurs s'apprêtaient à surnommer le match de samedi La bagarre des invaincus.

La défaite surprise des Montréalais aux mains des Gaiters de l'Université Bishop's leur a rappelé que le football, contrairement aux cours, ne se limitait pas à la théorie.

Pour le centre-arrière Mark Deluca, il ne fait aucun doute que les joueurs ont vite oublié ce revers : « Après le trajet de retour en autobus, on pensait déjà à samedi. »

L'entraîneur-chef Marc Santerre apporte une nuance importante.

« On doit oublier cette contre-performance, mais seulement après avoir identifié et bien analysé nos erreurs. »

Tous sont d'accord que la marge de manoeuvre sera minime, voire inexistante, contre la meilleure équipe au pays.

« Si on livre une performance sans saveur comme à Bishop's, on va se faire marcher dessus », explique le dangereux ailier défensif Grégory Alexandre.

Le moindre revirement, la moindre erreur mentale ou même de tracé, pourrait être fatal aux Carabins. Surtout que le Rouge et Or a l'habitude de mettre le match hors de portée de l'adversaire plus tôt que tard.

« On doit être parfait, lance Mark Deluca. Si on est parfait, on les forcera à être imparfaits. »

Reste que les Carabins, leur entraîneur en tête, ne manquent pas de confiance.

« C'est excitant cette semaine parce qu'on croit véritablement en nos chances de gagner. Je ne veux pas manquer de respect envers les autres équipes de la ligue, mais je ne crois pas que Laval ait affronté, cette saison, une équipe avec un front défensif comme le nôtre. »

L'attaque des Carabins devra aussi obtenir du succès tant au sol que dans les airs. Les bleus sont bien conscients qu'il est impossible de vaincre Laval avec une attaque unidimensionnelle.

Une rivalité toujours bien présente

Le demi de coin Jean-Gardy Clermont ne s'en cache pas. Affronter le Rouge et Or demeure une expérience particulière.

« Juste d'entendre le mot Laval, ça vient nous chercher. On sait que ce sera plein à craquer, personne ne veut échapper des matchs comme ça. »

Le receveur de passe Frank Bruno, particulièrement impopulaire à Québec, admet aussi beaucoup s'amuser lors de ces matchs.

« Je parle toujours beaucoup à mes adversaires, disons que je ne me gêne pas contre le Rouge et Or », explique-t-il sourire en coin.

L'an dernier, les Carabins ont vaincu le Rouge et Or une fois sur leur terrain, contre deux revers subis à Québec.

Leur unique victoire pourrait leur servir d'inspiration.

« On a prouvé qu'on faisait partie des rares équipes en mesure de vaincre Laval, explique Santerre. Les gars devront imposer la pression à l'adversaire et non pas la subir. »

Les vétérans auront aussi leur mot à dire.

Mark Deluca sait déjà ce qu'il dira aux recrues avant le match.

« Nos adversaires sont des humains comme nous, ce ne sont pas des dieux. Nous avons des chandails bleus, eux des rouges. Mais ça ne les protège pas. »

Le ton est donné.

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