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La congrégation de Sainte-Croix présente des excuses

La congrégation de Sainte-Croix offre ses excuses et l'assurance de son entière collaboration au processus judiciaire.

La congrégation de Sainte-Croix offre ses excuses et l'assurance de son entière collaboration au processus judiciaire.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La congrégation de Sainte-Croix s'excuse des sévices sexuels subis par d'anciens élèves et soutient qu'elle collaborera au processus judiciaire. Mais des groupes représentant des victimes qualifient ces excuses d'insuffisantes.

Des excuses et l'assurance de son entière collaboration : voilà ce qu'offre la congrégation de Sainte-Croix à la suite de nouvelles révélations sur les sévices sexuels qu'auraient subis des élèves du Collège Notre-Dame, dans les années 1960 et 1970.

La congrégation se dit prête à collaborer entièrement au processus judiciaire qui a été instauré dans la foulée de ces révélations.

Par voie de communiqué, la congrégation de Sainte-Croix exprime le désir « que toute la lumière soit faite sur ces événements ». Elle condamne aussi les gestes commis par des personnes qui étaient en position d'autorité sur des mineurs. Le supérieur de la Province canadienne de la Congrégation, Jean-Pierre Aumont, exprime « sa profonde compassion » et précise que ces actes n'auraient jamais dû se produire.

La congrégation nie avoir conclu des règlements à l'amiable avec des victimes dans le but de protéger les responsables de ces inconduites. Les frères de Sainte-Croix affirment que leur intention était plutôt d'indemniser civilement les personnes qui ont été victimes de préjudices.

« Les excuses publiées sont insuffisantes », ont rapidement rétorqué les porte-parole de deux groupes, soit le Comité des victimes de pédophiles du Collège Notre-Dame et l'Association des victimes de prêtres.

Ces deux groupes exigent de la congrégation qu'elles remettent à la police « les documents internes permettant d'identifier les pédophiles » et que les noms « de tous les agresseurs impliqués dans les règlements hors cours soient immédiatement communiqués à la Police de Montréal ».

Le Service de police de la Ville de Montréal lance un appel

Rappelons que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) demande aux personnes qui auraient subi des agressions sexuelles au Collège Notre-Dame, dans les années 1960 et 1970, de se manifester.

Mercredi, l'équipe de l'émission Enquête révélait qu'un document interne démontre que la Congrégation des Frères de Sainte-Croix a fermé les yeux sur plusieurs cas d'agressions sexuelles commises par certains de ses membres sur des élèves de ce Collège au cours de cette époque.

L'auteur de ce document identifie une douzaine d'agresseurs et commente leur cas. Il y critique également une décision des frères de Sainte-Croix qui, en 1993, ont utilisé 250 000 $ provenant des fonds du Collège Notre-Dame pour dédommager une victime d'agression sexuelle.

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