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Saint-Hyacinthe réserve un accueil houleux à l'industrie gazière

La troisième séance d'information à Saint-Hyacinthe

La troisième séance d'information à Saint-Hyacinthe

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Association pétrolière et gazière du Québec a tenu une troisième et dernière séance d'information mouvementée sur le gaz de schiste, à Saint-Hyacinthe. Son président, André Caillé, a dû quitter la salle tandis que la foule invectivait les porte-parole de l'industrie.

L'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) a tenu une troisième séance d'information très mouvementée sur le gaz de schiste, mardi soir à Saint-Hyacinthe.

Quelque 700 citoyens se sont déplacés à cette dernière séance pour écouter et, dans certains cas, invectiver les porte-parole de l'industrie.

« Les citoyens sont en colère. Je comprends leur colère et je la partage. Ils souhaitent avoir des réponses neutres à leurs questions, des réponses scientifiques, et c'est l'industrie qui se retrouve prise à répondre à ces questions », a déclaré Martine Ouellet, députée péquiste de Vachon.

Les représentants de l'industrie ont dû se défendre face à la pression exercée par les citoyens, qui ont scandé le mot « moratoire » régulièrement au cours de la soirée.

« Le gouvernement ne nous a pas donné d'aval, on fait de l'exploration. On cherche à démontrer que c'est rentable », s'est défendu Jean-Yves Lavoie, président, cofondateur et chef de la direction de Junex.

Le président de l'APGQ, André Caillé, a même dû quitter la salle pendant plus d'une heure, après que la Surêté du Québec a eu vent de menaces envers sa personne.

Un moratoire réclamé de toutes parts

Cinq députés du PQ étaient présents à la séance d'information. Le Parti québécois réclame lui aussi un moratoire sur l'exploration du gaz de schiste, ajoutant que c'était au gouvernement de tenir ces séances d'information.

Plus tôt mardi soir, Québec solidaire avait tenu un point de presse devant l'hôtel où a eu lieu la séance.

Des représentants du parti, dont Amir Khadir et Françoise David, ont dénoncé ce qu'ils appellent la collusion de l'APGQ avec les pouvoirs publics. Ils ont aussi présenté des propositions concrètes face à la précipitation du gouvernement et de l'industrie.

La CSN a dénoncé elle aussi l'empressement du gouvernement et de l'industrie. La centrale a réclamé mardi, à l'ouverture du conseil confédéral à Montréal, un moratoire sur le développement de cette industrie au Québec.

Les deux premières séances d'information de l'industrie ont eu lieu le 14 septembre à Bécancour, et le 21 septembre, à Saint-Édouard-de-Lotbinière, dans Chaudière-Appalaches.

C'est à Saint-Hyacinthe, le 4 octobre prochain, que se tiendront les premières audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur le dossier des gaz de schiste.

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