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Fin du moratoire, mêmes discours

Des colons commencent la construction d'une garderie le jour du dégel du moratoire.

Des colons commencent la construction d'une garderie le jour du dégel du moratoire.

Photo : La Presse canadienne / AP/Ariel Schalit

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Peu après l'expiration du moratoire sur la colonisation en Cisjordanie, le président de l'Autorité palestinienne et Washington redemandent à Israël de le reconduire. Le premier ministre israélien reste de glace, mais invite le président palestinien à poursuivre les pourparlers.

Malgré la pression, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a répété qu'il n'avait pas l'intention de prolonger le moratoire sur la colonisation israélienne en Cisjordanie, qui a pris fin dimanche soir.

Peu après l'expiration du moratoire, le premier ministre israélien a demandé au président palestinien, Mahmoud Abbas, de poursuivre des « pourparlers diligents et honnêtes » afin de conclure un accord de paix d'ici un an.

« Israël est prêt à entretenir des contacts assidus dans les prochains jours afin de trouver le moyen de poursuivre les pourparlers de paix entre Israël et l'Autorité palestinienne », a indiqué Benyamin Nétanyahou dans un communiqué.

Il faut une atmosphère favorable

Mahmoud Abbas a rétorqué par la voix de son porte-parole qu'il demandait toujours la poursuite du gel des colonisations en Cisjordanie.

« Abou Mazen [surnom de M. Abbas] veut continuer les négociations, mais Nétanyahou doit prendre la décision de geler la colonisation afin de créer une atmosphère favorable à la poursuite du processus de paix et à la réussite des discussions » a déclaré à l'AFP le porte-parole, Nabil Abou Roudeina.

De Paris, Mahmoud Abbas a pour sa part déclaré que les négociations de paix seraient « une perte de temps » si Israël ne maintenait pas son moratoire.

La Ligue des États arabes se réunira par ailleurs le 4 octobre pour discuter de la poursuite ou non des négociations de paix.

Les États-Unis ont aussi redemandé dimanche soir qu'Israël reconduise le moratoire. « Notre position sur la construction de colonies n'a pas changé », a déclaré le porte-parole du département d'État, PJ Crowley.

« Nous restons concentrés sur l'objectif de faire progresser les négociations vers une solution à deux États [israélien et palestinien] et nous encourageons les parties à faire des gestes constructifs dans ce sens », a-t-il ajouté.

L'administration Obama a tenté jusqu'à la dernière minute de la fin du moratoire de promouvoir les discussions de paix. La secrétaire d'État Hillary Clinton a parlé deux fois dimanche au premier ministre Nétanyahou afin qu'Israël poursuive son moratoire dans la construction de nouvelles colonies.

Une affiche tenue par un colon juif
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Une affiche tenue par un colon: «M. Obama, si l'islam peut construire partout, à Ground Zero, pourquoi je ne peux pas?»

Photo : La Presse canadienne / Ariel Schalit

Lorsque le journal Al-Hayat a demandé vendredi à Mahmoud Abbas s'il se retirerait de la table si le moratoire prenait fin, il a répondu : « Non, nous retournerons aux institutions palestiniennes, au comité de suivi arabe ». Il parlait ainsi de la Ligue des États arabes, constituée de 22 États membres. L'entrevue a paru dimanche.

La modération

Selon l'AFP, des colons israéliens ont symboliquement repris dimanche la construction en Cisjordanie pour marquer l'expiration du moratoire.

Le premier ministre Nétanyahou a cependant demandé aux colons juifs et aux classes politiques « de se restreindre et d'être responsable aujourd'hui et dans le futur tout comme ils l'ont fait pendant les mois du gel. »

Des chefs colonisateurs ont toutefois assuré commencer dès la semaine prochaine la mise sur pied de 2000 maisons en Cisjordanie.

La radio publique israélienne a confirmé que les autorités avaient délivré au moins 1500 permis de construction.

« La mission du sionisme est de construire sur la terre d'Israël et nous allons reprendre cette mission dès ce soir », a clamé pendant une manifestation Danny Dayan, dirigeant de Yesha, la principale organisation des colons de Cisjordanie.

Un autre colon a cependant affirmé qu'il respecterait le désir de Benyamin Nétanyahou. « Nous revenons à la normale et à la construction, mais nous respecterons la demande du premier ministre », a dit David Haivri, président du conseil régional de Samarie, dans le nord de la Cisjordanie.

L'AFP rapporte aussi qu'un bulldozer mené par des militants extrémistes a jeté symboliquement des pelletées de terre pour construire une garderie à Kiryat Metafim.

Plus de 430 000 Juifs vivent dans plus de 100 colonies implantées en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Réaction du Hamas

Le mouvement politique Hamas, au pouvoir à Gaza, a fait savoir que le président palestinien devrait « immédiatement se retirer de ces négociations et annoncer leur fin » à cause de « l'arrogance des sionistes ».

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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