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Des poissons malades et difformes

Poisson du lac Athabasca

Ce poisson du lac Athabasca a été pêché par Ray Ladouceur en décembre 2009.

Photo : John Ulan/ EPIC Photography

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le biologiste David Schindler de l'Université de l'Alberta exhorte le premier ministre Stephen Harper à financer une étude indépendante sur la santé des poissons.

Des pêcheurs de la région de Fort McMurray pêchent de plus en plus de poissons malades ou difformes dans le lac et la rivière Athabasca. Le pêcheur commercial Robert Granjambe mentionne que les gens des environs craignent de manger ses prises.

Le biologiste David Schindler de l'Université de l'Alberta a collecté une dizaine de poissons difformes pêchés dans la région. Certains ont des tumeurs, une importante déformation à la bouche ou des nageoires en moins.

M. Schindler a écrit au premier ministre Stephen Harper pour l'exhorter à financer une recherche indépendante sur la santé des poissons et sur la contamination des cours d'eau par l'exploitation des sables bitumineux.

Le mois dernier, le biologiste a publié une étude dans le Proceedings of the National Academy of Sciences qui documente la présence de plusieurs polluants dans des cours d'eau près de mines de sables bitumineux. Ses conclusions sont contestées par l'Alberta et l'industrie.

Le premier ministre Harper n'a pas répondu à la lettre de M. Schindler. La députée néo-démocrate d'Edmonton-Strathcona, Linda Duncan, compte l'interroger à ce sujet à la Chambre des communes la semaine prochaine durant la période des questions.

Craintes partagées par les Autochtones

Le chef de la Première Nation Athabasca Chipewyan, Allan Adam, réclame aussi une étude indépendante. Il explique que les Autochtones ont un mode de vie traditionnelle où la pêche est importante et qu'ils constatent depuis 40 ans une dégradation de la santé des membres de la communauté avec plus de cancers et de maladies.

M. Adam ne croit pas que des contaminants naturels en sont la cause, comme l'affirme l'industrie. « Nous voulons des réponses concernant l'impact des polluants industriels sur le déclin de la santé de poissons et sur notre santé », ajoute le chef de la Première Nation.

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