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Un rapport blâme Hydro-Québec

Rapport d'enquête de la CSST (archives)

Rapport d'enquête de la CSST (archives)

Radio-Canada

Selon la Commission de la santé et de la sécurité du travail, la mort de Gaétan Saucier, décédé en février dernier sur le chantier de construction du complexe hydroélectrique de la Romaine, aurait pu être évitée.

Hydro-Québec et l'entreprise Déboisement Raymond Sainte-Marie, de Sept-Îles, sont blâmés par la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) pour la mort de Gaétan Saucier, survenue en février dernier sur le chantier de construction du complexe hydroélectrique de la rivière Romaine. Gaétan Saucier travaillait depuis près de 30 ans pour la compagnie Déboisement Raymond Sainte-Marie.

Le matin du 9 février, à bord de son débardeur à câble, un équipement que l'on emploie dans le déboisement, Gaétan Saucier s'affairait à écraser la neige autour d'arbres et de souches lorsqu'une roue avant de son équipement s'enfonce. À l'aide d'un autre équipement, on parvient à dégager la roue, mais l'avant de sa machine tombe et s'enfonce dans un étang recouvert de neige. On parvient à remonter le conducteur et sa machine 25 minutes plus tard, mais il est déjà trop tard, Gaétan Saucier est mort noyé.

Le rapport de la CSST constate qu'Hydro-Québec a failli à sa tâche de maître d'oeuvre du projet en ne distribuant pas à tous les entrepreneurs une cartographie des lieux. Car Gaétan Saucier ne savait pas qu'il travaillait près d'un étang gelé. Il ignorait donc totalement les risques qu'il encourait.

« Hydro-Québec avait les informations nécessaires pour pouvoir identifier ces zones-là. Sauf que cette information ne s'est pas rendue au sous-traitant, Déboisement Sainte-Marie », indique l'inspecteur de la CSST, Serge Vibert.

La CSST recommande à la compagnie de déboisement Raymond Sainte-Marie de mettre en place une procédure permettant de dégager les véhicules pris dans des étendues d'eau gelées.

« Une des façons qui auraient pu être employée c'est de tirer la machine. Parce que le problème était que les deux machines étaient sur la glace, partiellement sur la glace. Il aurait fallu ne pas embarquer sur la glace, être à l'extérieur, et tirer la machine tout simplement »

Selon la CSST, Hydro-Québec a agi de façon à compromettre la sécurité d'un travailleur. Le constat d'infraction remis par la CSST serait actuellement contesté devant les tribunaux.