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Pat Burns rend l'âme

Pat Burns

Pat Burns

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« Avec la maladie, ton corps s'affaiblit, mais ton coeur s'adoucit. » Pat Burns savait que la mort l'attendait. Il en parlait avec une légèreté d'âme à l'inauguration d'un aréna en son nom à Stanstead à la fin mars.

L'esprit en paix, Burns est décédé, vendredi, après une longue bataille avec le cancer. Il a rendu l'âme entouré de ses proches à la Maison Aube-Lumière de Sherbrooke. Il laisse dans le deuil sa conjointe Line, sa fille Maureen et son fils Jason.

Les détails sur les funérailles seront communiqués dans les prochains jours.

Burns souffrait d'un troisième cancer, des poumons, qu'il avait décidé de ne pas traiter. Depuis 2004, il avait combattu des cancers du côlon et du foie.

Il laissera derrière lui un riche héritage. Il s'agit d'ailleurs d'une simple question de temps avant que les portes du Temple de la renommée s'ouvrent à lui.

À sa quatrième et dernière escale derrière un banc de la LNH, Burns a finalement gravé son nom sur la coupe Stanley. En 2003, il a guidé les Devils du New Jersey à leur troisième conquête de la Coupe.

« Lou (Lamoriello) m'a donné l'opportunité de revenir dans la ligue et de soulever la coupe, avait déclaré Burns, qui était toujours à l'emploi de l'équipe du New Jersey. J'en suis reconnaissant. Je serai toujours un Devil. »

Martin Brodeur se souviendra toujours du passage de Burns au New Jersey.

« Pat avait la présence d'un policier. Quand il parlait, tu l'écoutais, avait expliqué Brodeur avant un match contre le Canadien le 27 mars. »

« J'ai eu beaucoup de succès avec Pat et j'ai vraiment adoré le côtoyer, avait ajouté le roi des records chez les gardiens. Je me considérais toutefois chanceux d'être gardien, puisque je n'avais pas à faire affaire avec lui directement. C'était une autre histoire pour les attaquants et les défenseurs. Ils n'ont peut-être pas la même opinion que moi. »

Les réactions

La planète hockey n'a pas tardé à rendre hommage à Burns.

« Nous sommes tous profondément attristés par la perte de Pat Burns. Pat était un ami proche de nous tous, un homme qui a consacré sa vie à sa famille et au hockey. Il a fait partie de notre famille ici au New Jersey pendant huit ans. Aujourd'hui, le hockey a perdu un grand ami et un ambassadeur. Nos meilleures pensées et nos prières vont à son épouse et à toute la famille Burns. » - Lou Lamoriello, président et directeur général des Devils du New Jersey

« C'est avec tristesse que la grande famille des Canadiens a appris le décès de Pat Burns à la suite d'un long et courageux combat contre le cancer. » - Le Canadien de Montréal

« C'était un confrère, on se tenait ensemble, même si on compétitionnait l'un contre l'autre. Quand quelqu'un meurt dans la confrérie, c'est toujours un jour triste. Pat Burns devrait déjà être au Temple de la renommée, pas parce qu'il était mourant, mais bien parce qu'il était un entraîneur digne du Temple de la renommée. » - Jacques Demers, ancien entraîneur qui a remplacé Pat Burns derrière le banc du Canadien en 1992

Pat Burns m'a peut-être sauvé la vie. Je viens d'une petite ville, Ripon, qui ne compte que 400 habitants. Si Pat ne m'avait pas sorti de là, je ne sais pas où je serais rendu aujourd'hui. » - Stéphane Richer, joueur du Canadien sous Pat Burns

« Pat avait le respect de ses joueurs. Il n'était peut-être pas le meilleur technicien, mais sa feuille de route parle d'elle-même. Il a connu beaucoup de succès avec quatre équipes différentes dans la LNH. » - Serge Savard, ancien directeur général du Canadien

« De la part de la famille des Bruins de Boston, j'aimerais exprimer notre grand chagrin par rapport à la perte de Pat Burns. Pat était un bon entraîneur, mais c'était surtout un homme extraordinaire. Les Bruins sont honorés qu'il fasse partie de leur histoire. Nos pensées et nos prières vont à sa famille. » - Cam Neely, président des Bruins de Boston

« Pat a créé des liens forts pas seulement avec notre équipe, mais aussi avec les partisans des Maple Leafs. Il commandait le respect des joueurs et l'équipe a rapidement connu du succès quand il a imposé sa marque comme entraîneur-chef. La montée des Leafs témoignait de la force de Pat, de sa détermination, de sa force. De l'avoir embauché il y a 18 ans est de loin la meilleure décision de ma carrière dans le hockey. Nous avons développé une grande amitié, dont je garderai un excellent souvenir. Pat nous manquera beaucoup. » - Cliff Fletcher, ancien directeur général des Maple Leafs de Toronto

« Les amateurs de hockey se souviendront de Pat pour ses succès comme entraîneur, mais aussi pour son humour, son honnêteté, son humanité et son courage. Nous pleurons la perte d'un homme qui a grandement contribué à notre sport et la LNH offre ses condoléances à la famille de Pat et à ses amis. » - Gary Bettman, commissaire de la LNH

« La LHJMQ a perdu un de ses plus grands ambassadeurs. Pat Burns était une légende et il nous manquera grandement. » - Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ

Une glorieuse carrière

Après trois saisons avec les Olympiques de Hull de la LHJMQ et une saison avec le Canadien de Sherbrooke de la Ligue américaine, Burns a fait le grand saut en 1988 avec le Canadien de Montréal.

Pat Burns derrière le banc du Canadien en 1989
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Pat Burns derrière le banc du Canadien en 1989

Photo : La Presse canadienne / Shaney Komulainen

À sa saison recrue dans la LNH, Burns a mené le CH à la finale de la Coupe Stanley. Les Flames de Calgary ont toutefois reporté de plusieurs années son rêve ultime.

Il a survécu à la jungle montréalaise pendant quatre ans. Homme de défi, Burns a obtenu une seconde chance dans la LNH dans un autre immense marché, celui des Maple Leafs de Toronto.

Dans la Ville Reine, Burns a encore une fois connu un long parcours en séries. En 1993, les Leafs ont perdu contre les Kings de Los Angeles et Wayne Gretzky en finale de conférence.

En 1996, il a été remercié par les Leafs.

À la saison 1997-1998, Burns s'est retrouvé un emploi, cette fois avec les Bruins. Mike Keenan l'a remplacé au tout début de sa quatrième campagne à Boston.

Il a finalement terminé sa carrière d'entraîneur aux côtés de Brodeur et de Lamoriello au New Jersey. À sa deuxième et dernière année avec les Devils, il a embrassé la coupe Stanley.

Il est aussi le seul triple lauréat du trophée Jack-Adams remis à l'entraîneur par excellence. Il a eu droit à cet honneur en 1989 avec Montréal, en 1993 avec Toronto et en 1998 avec Boston.

En 1019 matchs dans la LNH, il montre un dossier de 501 victoires, 353 défaites, 151 nulles et 14 défaites en prolongation.

Fiche de Pat Burns

  • 1988-1989 - Canadien de Montréal - 80 matchs - (53-18-9) - éliminé en finale
  • 1989-1990 - Canadien de Montréal - 80 matchs - (41-28-11) - éliminé au 2e tour
  • 1990-1991 - Canadien de Montréal - 80 matchs (39-30-11) - éliminé au 2e tour
  • 1991-1992 - Canadien de Montréal - 80 matchs (41-28-11) - éliminé au 2e tour
  • 1992-1993 - Maple Leafs de Toronto - 84 matchs (44-29-11) - éliminés au 3e tour
  • 1993-1994 - Maple Leafs de Toronto - 84 matchs (43-29-12) - éliminés au 3e tour
  • 1994-1995 - Maple Leafs de Toronto - 48 matchs (21-19-80 - éliminés au 1er tour
  • 1995-1996 - Maple Leafs de Toronto - 65 matchs (25-30-10)
  • 1997-1998 - Bruins de Boston - 82 matchs (39-30-13) - éliminés au 1er tour
  • 1998-1999 - Bruins de Boston - 82 matchs (39-30-13) - éliminés au 2e tour
  • 1999-2000 - Bruins de Boston - 82 matchs (24-33-19) - exclus des séries
  • 2000-2001 - Bruins de Boston - 8 matchs (3-4-1)
  • 2002-2003 - Devils du New Jersey - 82 matchs (46-20-10) - éliminés au 1er tour
  • 2003-2004 - Devils du New Jersey - 82 matchs (43-25-12) - remportent la Coupe Stanley

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Photo : La Presse canadienne / AP Photo/ Bill Kostroun

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