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André Caillé vante le gaz de schiste

André Caillé, président de l'Association pétrolière et gazière du Québec

André Caillé (archives)

Photo : La Presse canadienne / AP/Pier Paolo Cito

Louis-André Bertrand
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président de l'Association pétrolière et gazière du Québec déclare que le gaz de schiste, combiné notamment au nucléaire, pourra répondre à la demande énergétique pendant que les énergies polluantes, comme le charbon, deviennent plus propres.

Participant à une table ronde sur la durabilité des sources d'énergie lors de la dernière journée du Conseil mondial de l'énergie, André Caillé, président de l'Association pétrolière et gazière du Québec (APPQ), a vanté les mérites du gaz de schiste, qui, dit-il, contribuera à maintenir et augmenter l'offre énergétique mondiale.

M. Caillé, qui est aussi ex-président d'Hydro-Québec et du Conseil mondial de l'énergie, a expliqué que l'exploitation du gaz de schiste s'inscrit dans la nouvelle tendance de l'industrie, une tendance selon laquelle une utilisation de ressources mixtes est nécessaire pour répondre à la demande grandissante.

Il promet un avenir prospère à cette source d'énergie controversée. M. Caillé estime que le gaz de schiste :

  • permettra de stabiliser l'offre énergétique partout dans le monde, notamment en Chine et en Inde;
  • donnera le temps aux énergies polluantes d'être plus propres en répondant, avec le nucléaire et le pétrole de schiste, à la demande énergétique;
  • et permettra, avec l'hydroélectricité, de tripler l'offre énergétique pour mettre fin à la « pauvreté énergétique ».

Sans parler spécifiquement du gaz de schiste, la ministre québécoise des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau, a affirmé lors d'une table ronde ministérielle que le Québec doit diminuer le recours au pétrole et utiliser davantage le gaz naturel et l'hydroélectricité pour répondre aux besoins énergétiques de la province.

Une énergie sûre, selon Caillé

Appelé à commenter la controverse qui entoure l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste au Québec, M. Caillé a indiqué que le gaz de schiste, comme toute autre source d'énergie, comporte des risques, mais qui sont calculés et limités. Quant aux préoccupations par rapport à la nappe phréatique, il évalue que, avec les technologies et les connaissances existantes, « on n'a pas besoin d'être un génie » pour protéger l'eau quand on fracture le schiste.

Promettant que les erreurs du passé ne seront pas répétées, la ministre Normandeau a affirmé de son côté que l'industrie québécoise du gaz de schiste ne sera pas à l'image de celle de la Pennsylvanie, où les puits artésiens du village de Dimock ont été contaminés au méthane.

Quant à l'hypothèse que l'exploitation des gaz de schiste soit plus polluante que celle du charbon, une hypothèse illustrée dans une étude rapportée jeudi dernier par Le Devoir, le président de l'APPQ a affirmé que des données claires doivent être compilées avant de pouvoir comparer l'impact environnemental des sources d'énergie. C'est d'ailleurs le manque d'information qui explique la faible acceptabilité du gaz de schiste dans la population, conclut-il.

Saviez-vous que...

Pour être précis, on devrait plutôt parler de gaz de schiste argileux et non simplement de gaz de schiste.

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