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Chronologie des événements

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

5 octobre, 8 h 20 : Enlèvement du diplomate britannique James Richard Cross (Nouvelle fenêtre) par la cellule Libération du FLQ à sa résidence.

Pour sa libération, le FLQ exige, entre autres, la diffusion du Manifeste, la libération de 23 prisonniers « politiques », ainsi qu'un avion pour les transporter à Cuba ou en Algérie, et 500 000 $. Les ravisseurs donnent 48 heures aux autorités pour satisfaire à leurs conditions.

6 octobre : Le secrétaire d'État aux Affaires extérieures, Mitchell Sharp, rejette les exigences du FLQ, mais propose la négociation.

7 octobre : Le ministre de la Justice, Jérôme Choquette, se dit disponible pour entamer des pourparlers avec les ravisseurs. Le FLQ annonce l'extension de l'ultimatum au lendemain midi.

8 octobre : Lecture du Manifeste du FLQ à la télévision de Radio-Canada par l'annonceur Gaétan Montreuil.

9 octobre : La cellule Libération suspend « temporairement » sa menace d'exécuter James Cross. Mais le FLQ exige encore la libération des prisonniers « politiques » et la cessation des activités policières.

Un nouvel ultimatum est fixé pour le 10 octobre à 18 h.

10 octobre

17 h 40 : Vingt minutes avant l'expiration de l'ultimatum, Jérôme Choquette fait connaître la réponse des autorités, c'est non. Seule concession : Ottawa est prêt à offrir aux ravisseurs un sauf-conduit pour quitter le Canada.

18 h 18 : À peine une demi-heure après le refus des autorités de céder, Pierre Laporte, ministre du Travail et de l'Immigration, est enlevé par la cellule Chénier (Nouvelle fenêtre) devant sa maison de la rue Robitaille, à Saint-Lambert.

11 octobre

Communiqué du FLQ dans lequel on menace d'exécuter le ministre à 22 h si les conditions ne sont pas respectées. Deux lettres de Pierre Laporte, à sa femme et au premier ministre Robert Bourassa.

21 h 45 : Quinze minutes avant l'ultimatum du FLQ, allocution radiodiffusée de Robert Bourassa, qui ouvre la porte à la négociation, sans toutefois acquiescer aux demandes.

La cellule Chénier publie un communiqué annonçant que « l'exécution » de M. Laporte est « suspendue » et qu'aucun nouveau délai n'est fixé.

12 octobre

Me Robert Demers est nommé par le gouvernement pour négocier avec l'avocat du FLQ, Me Robert Lemieux (détenu depuis la veille au quartier général de la police de Montréal).

13 octobre

Des militaires sont déployés à Ottawa pour assurer la protection des édifices fédéraux. « Just watch me », déclare Pierre Trudeau à un journaliste qui l'interroge sur ce qu'il a l'intention de faire pour rétablir l'ordre.

En soirée, Me Lemieux déclare que les négociations sont rompues. Le gouvernement exige des garanties sur la libération des otages sains et saufs.

14 octobre

Reprise des négociations entre Me Lemieux et Me Demers.

Une quinzaine de personnalités publiques québécoises, dont le chef du Parti québécois, René Lévesque, les dirigeants syndicaux Marcel Pépin, Louis Laberge et Yvon Charbonneau, le directeur du Devoir, Claude Ryan, et le président du Mouvement coopératif Desjardins, Alfred Rouleau, condamnent la violence et demandent à Québec de négocier avec le FLQ.

15 octobre

Robert Bourassa demande l'intervention de l'armée pour « assurer la sécurité de la population et des édifices publics. » En moins d'une heure, 1000 soldats envahissent les rues de Montréal.

Québec rejette les conditions du FLQ, mais offre la libération conditionnelle de cinq des prisonniers « politiques » et permettrait aux ravisseurs de quitter le pays.

Me Lemieux déclare que son mandat est terminé et demande aux gouvernements de réviser leurs positions.

Quelque 3000 étudiants montrent leur appui au FLQ lors d'une réunion du FRAP au Centre Paul-Sauvé.

Craignant de faire face à une « insurrection armée », le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, et le maire de Montréal, Jean Drapeau, ainsi que son bras droit, Lucien Saulnier, demandent à Ottawa d'intervenir.

16 octobre

Le premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, proclame la Loi sur les mesures de guerre (Nouvelle fenêtre) pour la première fois en temps de paix.

Cette loi autorise les forces policières à procéder sans mandat à des perquisitions ou à des arrestations, à détenir des suspects sans porter contre eux des accusations précises et à recourir à la détention sans cautionnement.

Les libertés civiles sont suspendues et le FLQ est mis hors la loi. Quelque 250 personnes sont arrêtées et emprisonnées au petit matin.

17 octobre

Dans un communiqué qui ne sera pas rendu public, le FLQ annonce que « la sentence de mort contre James Cross est indéfiniment suspendue » et qu'on le considère désormais comme un prisonnier politique.

22 h 50 : Découverte du corps de Pierre Laporte dans le coffre d'une voiture à proximité de l'aéroport militaire de Saint-Hubert.

18 octobre

Des journalistes de CKLM retrouvent une lettre de James Cross témoignant qu'il est toujours vivant.

Des mandats d'arrestation sont lancés contre Marc Carbonneau et Paul Rose, recherchés pour les enlèvements de James Cross et Pierre Laporte, ainsi que pour l'assassinat de ce dernier.

19 octobre : Le procureur de la Couronne lance des mandats d'arrêt contre trois membres de la cellule Chénier : Jacques Rose, Bernard Lortie et Francis Simard, recherchés pour l'enlèvement et le meurtre de Pierre Laporte.

20 octobre : Funérailles de Pierre Laporte à l'église Notre-Dame de Montréal.

21 octobre : Front commun des trois centrales syndicales contre les mesures de guerre.

25 octobre : Élections municipales à Montréal : victoire écrasante de Jean Drapeau avec 92 % du vote, 52 sièges sur 52.

3 novembre : Le solliciteur général du Canada, George McIlraith, admet que Paul Rose, suspect numéro un dans l'affaire, qui était suivi depuis l'enlèvement du ministre, a échappé aux policiers.

6 novembre : Découverte d'un des ravisseurs de Pierre Laporte, Bernard Lortie, dans un appartement du chemin Queen-Mary, dans le quartier montréalais de Côte-des-Neiges.

2 décembre : Arrestation de Jacques Cossette-Trudel et de son épouse Louise Lanctôt.

3 décembre : Libération de James Cross  (Nouvelle fenêtre)après 59 jours de captivité. En échange, Jacques Lanctôt, son épouse Suzanne et leur fils Boris, Jacques Cossette-Trudel et sa femme Louise Lanctôt, Marc Carbonneau et Yves Langlois (alias Pierre Séguin) bénéficient d'un sauf-conduit vers Cuba.

23 décembre : Pierre Elliott Trudeau déclare que les troupes seront retirées du Québec le 4 janvier 1971. La Loi sur les mesures de guerre restera toutefois en vigueur jusqu'au 30 avril 1971.

28 décembre : Arrestation des ravisseurs de Pierre Laporte  (Nouvelle fenêtre). Paul Rose, Jacques Rose et Francis Simard, dans une ferme de Saint-Luc, près de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Pour en savoir plus :

Dossier des Archives de Radio-Canada.ca sur la crise d'Octobre (Nouvelle fenêtre)

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