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Un gène déterminant

Un chercheur procède à des tests
Un chercheur procède à des tests.
Radio-Canada

Il sera bientôt possible pour les femmes canadiennes de déterminer si elles sont porteuses d'un gène qui cause l'autisme. Toutefois, cette découverte de chercheurs de l'hôpital pour enfants de Toronto soulève des questions éthiques.

Dans une étude publiée cette semaine dans le journal Science Translational Medicine, des chercheurs de l'hôpital pour enfants de Toronto pensent avoir trouvé une explication au fait que les troubles relatifs à l'autisme soient quatre fois plus présents chez les garçons que chez les filles.

Les scientifiques expliquent que les garçons chez qui une altération d'un gène précis du chromosome X a été détectée ont un risque élevé de développer une telle anomalie.

Même si cette altération ne touche que 1 % des garçons atteints des mutations du gène que porte le chromosome X, il s'avère prometteur pour les généticiens.

Selon le chercheur Stephen Scherer de l'hôpital pour enfants de Toronto, un petit garçon sur 80 naît au pays avec une forme d'autisme.

Un test

Il sera bientôt possible pour les Canadiennes qui sont enceintes de déterminer si elles sont porteuses du gène qui cause l'autisme. Le cas échéant, le risque de le transmettre à leur fils est de 50 %.

Le test génétique pourra être effectué avec un échantillon de sang ou de salive. Il devrait être offert dans certains hôpitaux canadiens d'ici la fin de l'année. Un diagnostic hâtif peut pemettre à un petit garçon de suivre des thérapies plus jeune et de se développer plus rapidement.

Toutefois, cette possibilité soulève des questions éthiques et inquiète le Regroupement pour la trisomie 21, une autre maladie pour laquelle il existe un programme de dépistage prénatal.

Sa porte-parole, Ève-Line Leduc, craint les impacts de ce genre de tests. Elle indique que dans le cas de cette maladie, les femmes et les couples qui reçoivent un diagnostic positif décident de procéder à une interruption de grossesse à 95 %.

Elle ajoute que, trop souvent, les parents sont mal informés au moment de prendre une telle décision.

D'après des reportages de Claudine Brulé et de Geneviève Côté

À la fin août, une étude dirigée par des chercheurs de l'Université de Montréal montrait toutefois que les antécédents familiaux ne seraient pas toujours un bon indicateur de la prédisposition génétique à l'autisme ou à la schizophrénie.

Avec les informations de La Presse canadienne