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Fusion SGF et Investissement Québec

Le ministre Clément Gignac

Le ministre Clément Gignac

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre du Développement économique, Clément Gignac, et la présidente du Conseil du Trésor, Michelle Courchesne, annoncent la fusion de la SGF et d'Investissement Québec.

La Société générale de financement (SGF) et Investissement Québec seront fusionnés.

Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Clément Gignac, et la présidente du Conseil du Trésor, ministre responsable de l'Administration gouvernementale et ministre des Services gouvernementaux, Michelle Courchesne, l'ont annoncé lors d'une conférence de presse, mercredi.

Le gouvernement estime que la fusion des deux entités permettra de réduire de 10 à 15 millions de dollars par année les frais de fonctionnement de ces deux bras financiers du gouvernement, qui s'élèvent à 90 millions de dollars à l'heure actuelle.

M. Gignac et Mme Courchesne n'ont pas été en mesure de préciser combien d'emplois seront touchés par cette fusion. Environ 500 employés oeuvrent dans ces deux sociétés d'État.

Par le même fait, Québec annonce la création d'un guichet unique pour les entreprises qui ont besoin de financement et d'investissement. On espère ainsi enrayer la confusion lorsqu'elles effectuent des demandes.

Entre-temps, les activités au sein des deux sociétés d'État se poursuivent. Il n'y aura pas d'interruption de service pendant la transition, a assuré M. Gignac.

La nouvelle institution devrait être sur pied d'ici avril 2011.

Présentes dans le paysage québécois

Investissement Québec appuie les entreprises québécoises, les entreprises coopératives et les organismes à but non lucratif pour leurs financements en offrant des prêts et des garanties de prêts.

Quant à la SGF, elle se fait actionnaire d'entreprises au Québec pour les aider à survivre. Elle réalise notamment des partenariats avec des investisseurs étrangers pour la réalisation de projets industriels au Québec. Elle accompagne aussi les entreprises québécoises qui veulent développer le marché international.

Elle a investi entre autres chez Bombardier produits récréatifs, Cascades, Kruger, et le centre de ski le Massif.

Ces dernières années ont été éprouvantes pour la SGF, qui a affiché des pertes d'un milliard de dollars depuis 10 ans, dont 245 millions de dollars en 2009. Son portefeuille en 2007 se situait à 2,5 milliards de dollars.

Investissement Québec avait été plongé dans la controverse avec les Fonds d'intervention économique régionaux (FIER), qui ont fait l'objet de critiques de favoritisme dans les derniers mois.

Effectuer la transition

Le gouvernement mettra en place une équipe de transition qui sera responsable de piloter le projet de regroupement des activités des deux institutions. Elle veillera à la cohérence des actions qui doivent être posées par les partenaires pour consolider les deux équipes d'employés et leurs actifs.

Cette équipe de transition sera présidée par Jean Houde, conseiller à la direction chez Deloitte, qui a occupé les postes de sous-ministre au ministère des Finances du Québec, de président-directeur général d'Investissement Québec et de vice-président de la SGF.

La fusion se fait dans l'optique d'éliminer entre autres les dédoublements au sein des conseils d'administration et des directions.

Marois prudente

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a réagi à cette annonce en disant espérer que la fusion ne servira pas à camoufler et faire oublier, entre autres, le scandale entourant les FIER et l'agence de sécurité BCIA ainsi que les pertes dans le domaine du cinéma, un très mauvais investissement pour la SGF, selon elle.

« Avant de voir le projet, je réserve mes commentaires, mais j'espère que ce n'est pas une opération cosmétique », a-t-elle affirmé.

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