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Un soldat canadien à Kandahar

Un soldat canadien à Kandahar

Photo : La Presse canadienne / AP/Kirsty Wigglesworth

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Défense nationale du Canada a discrètement ouvert deux enquêtes sur les opérations des forces spéciales canadiennes déployées en Afghanistan, a appris CBC. Ces enquêtes ont porté notamment sur les allégations d'assassinat abusif d'Afghans.

La première, appelée Sand Trap I, a pris fin après quelques mois sans que des accusations soient déposées, mais a entraîné une autre enquête plus importante sur d'autres allégations.

Celle-ci, appelée Sand Trap II, suggérerait, selon CBC, qu'un autre pays est impliqué dans l'assassinat abusif présumé. Le nom de ce pays n'est pas mentionné.

Une note d'information écrite du ministre de la Défense Peter MacKay, obtenue par CBC, semble aller dans ce sens. Elle porte sur des discussions entre la police militaire et des avocats militaires sur des questions de « compétence » et de « liaison ».

Selon le capitaine David Scanlon, cité par CBC, la première enquête a été ouverte en 2008 après qu'un membre de la Deuxième Force opérationnelle interarmées (FOI 2) eut soulevé des allégations contre un autre membre de l'unité et la FOI 2 dans son ensemble.

Les allégations concernaient des événements qui se sont déroulés entre 2005 et 2008, mais le capitaine Scanlon n'a pas fourni plus de détails.

D'après CBC, la façon dont sont traités les détenus afghans peut avoir mené à l'ouverture de la première enquête.

Très peu de détails

Quelques détails de l'enquête sont contenus dans une note écrite en novembre 2009 par le chef de l'état-major Walter Natynczyk, obtenue par CBC grâce à la Loi d'accès à l'information.

Dans la note, Walter Natynczyk dit au ministre de la Défense Peter MacKay qu'une commission d'enquête se penche sur les allégations qui ont mené à Sand Trap II et a commencé à entendre des témoins en mai 2009.

Au moment d'écrire sa note, le chef de l'état-major dit que 60 témoins ont été entendus et que 40 autres doivent témoigner devant le comité. Il ajoute que l'enquête devrait être terminée en décembre 2009 et qu'un rapport doit être soumis en avril 2010.

Selon le capitaine Scanlon, la commission d'enquête se penche avant tout sur les aspects administratifs et non criminels des allégations.

Opérations à haut risque

Les responsables militaires canadiens n'ont jamais dévoilé beaucoup de détails concernant le travail de la Deuxième Force opérationnelle interarmées. Ils ont cependant déjà indiqué qu'elle avait été impliquée dans des opérations à haut risque contre des commandants talibans ou d'Al-Qaïda, par exemple.

L'unité a aussi été appelée à poursuivre les insurgés qui fabriquent et posent des bombes artisanales et les réseaux qui les soutiennent.

Durant les années concernées par les enquêtes Sand Trap, la FOI 2 était rattachée aux forces spéciales américaines basées à Kandahar. Elle prenait ses directions tactiques des Américains.

Les enquêtes Sand Trap ne font par partie des audiences de la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire sur le transfert par les militaires canadiens de prisonniers afghans aux forces afghanes.

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