•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'armée canadienne dément les allégations

Des Afghans dans un champ de pavots.

Des Afghans dans un champ de pavots. (archives)

Photo : AFP / FILES

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Forces canadiennes soutiennent que les allégations selon lesquelles des militaires canadiens auraient participé à un important trafic d'héroïne sont fausses et qu'elles ne feront donc pas enquête.

Les Forces canadiennes n'enquêteront pas sur les allégations parues dans des médias britanniques selon lesquelles des militaires canadiens auraient participé à un trafic d'héroïne en Afghanistan.

Dimanche, le Sunday Times et la BBC rapportaient que des militaires canadiens et britanniques auraient fait sortir de grande quantité d'héroïne hors de l'Afghanistan à l'aide d'avions militaires ramenant des troupes en Grande-Bretagne.

L'héroïne aurait ensuite été vendue à des trafiquants pour être écoulée dans les rues.

Lundi, des responsables militaires canadiennes ont indiqué qu'après des vérifications approfondies sur le terrain, les allégations se sont révélées fausses et qu'il n'y avait donc pas lieu d'enquêter.

« Les reportages médiatiques de la fin de semaine alléguant que du personnel des Forces canadiennes faisait l'objet d'une enquête britannique portant sur le trafic d'héroïne en Afghanistan sont non fondés », a déclaré dans un communiqué le colonel Tim Grubb, grand prévôt des Forces canadiennes.

« La police militaire des Forces canadiennes a obtenu la confirmation de la part de la Police militaire royale britannique qu'il n'y avait aucune enquête en cours et qu'aucune allégation formelle n'avait été portée contre le personnel militaire britannique ou canadien », a-t-il ajouté en précisant que « les Forces canadiennes prennent toute allégation portée contre leur personnel de façon sérieuse et mènent enquête le cas échéant. »

Citant des sources anonymes, les médias britanniques soutiennent que la sécurité a été renforcée à l'aérodrome de Kandahar et au camp Bastion, la principale base britannique dans la province voisine d'Helmand.

Cette région est le principal producteur mondial d'opium, utilisé pour fabriquer l'héroïne.

Des rumeurs selon lesquelles des militaires canadiens auraient pu être impliqués dans l'expédition illégale de stupéfiants avaient fait surface pour une première fois en 2007. Les allégations concernaient le transport de marijuana et d'opium vers le Canada. À l'époque, les soldats étaient basés le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, en plein coeur du territoire de contrebande.

Une enquête interne du Service d'enquête national des forces canadiennes a révélé que la police militaire avait effectué des vérifications au hasard avec des chiens détecteurs mais qu'aucune drogue n'avait été trouvée.

Les responsables de la sécurité à l'aéroport de Kandahar effectuent des contrôles inopinés des soldats et des conteneurs qui quittent l'Afghanistan.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !