•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Canadiens payeraient 30 % trop cher

Une personne âgée

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une étude conclut qu'un régime public universel d'assurance médicaments au Canada serait beaucoup plus économique que le régime mixte public-privé actuellement en vigueur.

Les Canadiens paient trop cher leurs médicaments et un régime universel serait beaucoup plus économique, selon un rapport que le Centre canadien de politiques alternatives et l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques ont rendu public lundi.

Un système public pourrait permettre d'économiser jusqu'à près de 11 milliards de dollars par année, ce qui représente une diminution de 43 % du coût total.

En comparant les prix des médicaments au Canada avec la moyenne des pays de l'OCDE, les Canadiens doivent débourser 30 % de plus pour leurs médicaments d'ordonnance, qu'ils soient des médicaments de marque ou des produits génériques.

Cette situation s'explique en grande partie par les politiques incitant l'industrie pharmaceutique à investir au Canada.

Au Canada, 45 % des dépenses en médicaments sont assumées par l'État, alors qu'en Suisse l'apport du gouvernement s'élève à 94 %.

Selon les deux instituts indépendants, un système public universel serait plus avantageux que la formule public-privé en vigueur présentement. Un tel régime permettrait aux contribuables canadiens de faire des économies substantielles, selon les auteurs de l'étude.

L'étude a été financée par la Coalition canadienne de la santé, organisme né en 1979 lors d'une conférence du Congrès du travail canadien à laquelle participait Tommy Douglas, père de l'assurance maladie au Canada.

Au Canada, les régimes publics d'assurance-médicaments relèvent des juridictions des provinces et des territoires. Beaucoup de Canadiens âgés de moins de 65 ans ne bénéficient pas d'une couverture publique suffisante et ont recours à des assurances privées.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !