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Des écologistes protestent

Des manifestants dénoncent l'exploitation des sables bitumineux

Des manifestants dénoncent l'exploitation des sables bitumineux

Radio-Canada

Greenpeace et d'autres groupes écologistes manifestent devant le Palais des congrès de Montréal pour dénoncer l'exploitation des sables bitumineux ainsi que celle, projetée par Québec, des gaz de schiste.

Quelques centaines de manifestants et d'artistes se sont rassemblés en après-midi devant le Palais des congrès pour dénoncer l'exploitation des sables bitumineux et du gaz de schiste au pays.

Ils entendent ainsi interpeller les conférenciers et les délégués du 21e Congrès mondial de l'énergie, qui s'est ouvert dimanche à Montréal.

Une dizaine de militants de Greenpeace, couverts d'une matière ressemblant au pétrole, ont mis en scène ce que le mouvement écologiste qualifie de Beach Party marée noire pour dénoncer la dépendance aux énergies fossiles.

Plusieurs autres mouvements de défense de l'environnement étaient aussi de la manifestation, notamment pour dénoncer l'exploitation projetée par Québec des gaz de schiste.

Daniel Breton, de Maîtres chez nous - 21e siècle (MCN21), dénonce l'aspect à la fois écologique et économique du dossier des gaz de schiste. Il déplore notamment que le gouvernement libéral soit « en train de donner pour une bouchée de pain nos ressources ».

Greenpace ne manque pas pour sa part de dénoncer, dans son communiqué, « les incohérences de la politique énergétique du gouvernement Charest [qui à] Copenhague se présentait comme "leader" dans la lutte contre les changements climatiques ».

Le mouvement écologiste international demande à Jean Charest de décréter « immédiatement » un moratoire sur l'exploration et l'exploitation pétrolière et gazière au Québec.

Des représentants du Parti québécois et de Québec solidaire sont aussi de la manifestation.

La porte-parole de QS, Françoise David, considère que le gouvernement Charest et les entreprises ne tiennent pas compte de l'avis des citoyens. Elle désire que les élus changent de mentalité envers les politiques énergétiques en vigueur.

Le Congrès mondial sur l'énergie

Jusqu'au 16 septembre, 200 conférenciers en provenance de 52 pays débattront des questions énergétiques devant quelque 3500 délégués internationaux.

Parmi les invités présents, on retrouve des responsables gouvernementaux, des dirigeants d'organismes internationaux, dont la Banque Mondiale, ainsi que des chercheurs et des écologistes.

Des haut dirigeants de grandes entreprises gazières et pétrolières du monde, comme Total, Saudi Arabian Oil Company, Exxon Mobil et Royal Dutch Shell, sont du nombre, ainsi que ceux de la canadienne Suncor Energy et de la québécoise Gaz Métro.

Le ministre canadien des Ressources naturelles a ouvert officiellement le congrès dimanche. Christian Paradis a parlé du plan de son gouvernement pour un avenir « énergétique propre et durable ». Il entrevoit pour le Canada un rôle de « superpuissance de l'énergie propre et chef de file dans la création d'emplois verts ».

Le premier ministre du Québec, qui a aussi pris la parole, a insisté sur l'importance du respect de l'environnement et du caractère renouvelable des sources d'énergie qui seront exploitées à l'avenir.

Le Congrés mondial de l'énergie

Le Congrés mondial de l'énergie est organisé tous les trois ans par le Conseil mondial de l'énergie. Forum de discussions sur les nouvelles solutions énergétiques, l'événement est aussi un espace d'exposition dans le domaine.

Avec les informations de La Presse canadienne