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Mobilisation générale contre la réforme des retraites

Des manifestants défilent pour s'opposer au projet de réforme des retraites du gouvernement Sarkozy.

Selon les derniers sondages, une majorité de Français s'opposent à la réforme des retraites du gouvernement Sarkozy.

Photo : AFP / Anne-Christine Poujoulat

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les services publics français sont de nouveau perturbés par une journée d'action nationale des grands syndicats contre le projet de réforme des retraites du gouvernement Sarkozy.

Des centaines de milliers de manifestants sont attendus mardi dans les rues de Paris et des grandes villes françaises pour manifester contre le projet gouvernemental de réforme des retraites.

Le mouvement, conduit par les centrales syndicales du pays, entraîne d'importantes perturbations dans les services publics.

Mardi matin, les transports ferroviaires, urbains et aériens tournaient au ralenti dans le pays. Dans les écoles, près de la moitié des enseignants auraient suivi le mouvement, selon les syndicats, provoquant la fermeture de nombreux établissements.

Des débrayages étaient aussi attendus dans les grandes entreprises du secteur privé, dont les banques, les usines d'automobiles et l'énergie.

Cette nouvelle vague nationale de débrayages augmente la pression sur le gouvernement du président Nicolas Sarkozy, qui projette de faire passer l'âge légal de la retraite de 60 à 62 ans d'ici 2018. Le texte de loi est l'objet d'âpres débats à l'Assemblée nationale.

Les chefs des centrales syndicales du pays affirment attendre encore plus de manifestants que lors de la dernière journée nationale de mobilisation du 24 juin. Ce jour-là, plus de 800 000 personnes ont manifesté dans les rues de Paris, selon la police. Les syndicats avancent quant à eux le chiffre de 2 millions.

Confronté à un nombre sans cesse croissant de retraités, le gouvernement français estime qu'il faudra verser plus de 30 milliards d'euros dans les fonds de retraite du pays d'ici 2030.

Selon le gouvernement Sarkozy, c'est pour amortir le financement de cette importante somme et harmoniser le régime français avec celui de ses voisins européens qu'il faut reporter l'âge de la retraite.

Nicolas Sarkozy n'entend d'ailleurs pas revenir sur sa décision, qu'il qualifie de « priorité absolue ». La gauche s'oppose farouchement au changement de l'âge de la retraite et réclame des aménagements, notamment pour les emplois les plus pénibles.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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