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Levée de boucliers des professionnels de la santé

Un formulaire de recensement
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les professionnels de la santé se rassemblent dans différentes grandes villes canadiennes dans l'espoir de convaincre le gouvernement Harper de revenir sur sa décision d'abolir le caractère obligatoire du formulaire long.

Les professionnels de la santé ont tenu des rassemblements dans différentes grandes villes canadiennes, jeudi, pour demander au gouvernement conservateur de revenir sur sa décision d'abolir, dès 2011, le formulaire long obligatoire du recensement.

Ils arguent que ce changement les privera d'importantes informations sur la santé des Canadiens. Selon eux, cela privera les autorités d'informations primordiales lorsque viendrale temps de mettre en place des politiques de santé publique.

L'une de leurs principales inquiétudes touche les populations défavorisées, immigrantes et autochtones, qui sont celles qui répondent le moins au recensement. Avec l'abandon du long formulaire obligatoire, les professionnels de la santé craignent d'avoir encore moins d'informations à leur sujet et, donc, ne pas pouvoir leur offrir les services dont ils ont besoin.

« Les populations plus vulnérables ont besoin de plus de services et des services spécialisés », a affirmé David McKeown, hygiéniste en chef de Toronto.

Des campagnes de prévention moins efficaces

Certains professionnels indiquent aussi qu'avec moins d'informations sur la population, les campagnes de prévention risquent d'être moins bien ciblées et de devenir moins efficaces. Les épidémiologistes ajoutent également que les groupes à risque seront plus difficiles à cibler en cas de pandémie.

Le ministre responsable de Statistique Canada, Tony Clement, a refusé de réagir publiquement aux inquiétudes des professionnels de la santé. Il a cependant fait savoir par l'entremise de son attachée de presse que le gouvernement a toujours l'intention d'aller de l'avant avec les changements prévus, malgré toutes les critiques qui fusent à leur égard.

Pour faire changer le gouvernement d'avis, les professionnels de la santé misent maintenant sur un projet de loi privé libéral, qui sera soumis lors de la prochaine rentrée parlementaire.

Le gouvernement Harper a prétendu avoir décidé d'abolir le caractère obligatoire du questionnaire parce que certains citoyens contestaient la dimension trop personnelle de certaines questions.

La décision des conservateurs a provoqué un tollé, autant auprès des partis d'opposition qu'auprès de certaines provinces, de chercheurs et de certains groupes de pression, qui ont prié le gouvernement de changer d'idée. Même l'influente revue scientifique Nature a joint sa voix aux critiques.

En août dernier, la Cour fédérale a annoncé qu'elle acceptait d'entendre de façon accélérée la requête de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), qui conteste l'abolition du caractère obligatoire du formulaire détaillé de recensement.

Rappelons que le formulaire court, qui comprend huit questions, continuera toutefois d'être obligatoire.

Le recensement de la population canadienne se fait tous les cinq ans.

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