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L'industrie veut rassurer

André Caillé, président de l'Association pétrolière et gazière du Québec

André Caillé (archives)

Photo : La Presse canadienne / AP/Pier Paolo Cito

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) informera les citoyens sur l'industrie du gaz de schiste lors d'assemblées publiques. L'APGQ collaborera aux audiences du BAPE annoncées par Québec.

Devant les inquiétudes soulevées par l'exploration du gaz de schiste, l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) lance une campagne de communication auprès des citoyens. Le président de l'association qui représente l'industrie, André Caillé, a pris la parole à Bécancour lundi pour inviter la population à une série d'assemblées publiques.

Au cours de ces soirées d'information, les citoyens pourront discuter directement avec le président de l'APGQ ainsi qu'avec différents experts des gaz de schiste.

Dates et lieux des assemblées
Bécancour : 14 septembre
Saint-Édouard-de-Lotbinière : 21 septembre
Saint-Hyacinthe : 28 septembre

L'industrie collaborera avec le BAPE

Par ailleurs, l'APGQ s'engage à collaborer aux travaux du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) qui ont été annoncés dimanche par le gouvernement du Québec. Le BAPE aura le mandat d'étudier l'impact de l'industrie du gaz de schiste dans la province.

« Ce n'était pas le scénario souhaité par l'industrie. Cependant, à partir du moment où le gouvernement a pris cette décision, nous profiterons de cette occasion pour faire valoir notre vision et nos arguments [...] L'exploitation des gaz de schiste [peut] se faire au Québec dans le respect de l'environnement et des communautés locales », a souligné André Caillé.

Pendant les consultations, l'industrie pourra continuer ses travaux, le gouvernement n'ayant pas l'intention d'imposer un moratoire sur l'exploration. En plus des audiences du BAPE, Québec créera trois groupes de travail pour rédiger un projet loi sur les hydrocarbures.

Selon le calendrier fixé par Québec, le rapport du BAPE sera déposé d'ici le 4 février 2011, et le projet de loi sur les hydrocarbures, au printemps suivant. Entre-temps, les activités de l'industrie du gaz de schiste continueront d'être encadrées par les lois actuelles.

Réactions à l'annonce de Québec

Les réactions ont été nombreuses, dimanche, à l'annonce de Québec.

La décision du gouvernement de tenir des audiences publiques a satisfait les représentants des producteurs agricoles et des municipalités.

Elle a toutefois a été accueillie avec scepticisme par le Parti québécois et Québec solidaire. Les partis d'opposition ont reproché au gouvernement de ne pas imposer un moratoire aux activités d'exploration le temps des consultations.

Les représentants des regroupements de citoyens Mobilisation gaz de schiste et Maîtres chez nous ont pour leur part dit douter que les travaux du BAPE soient en mesure de satisfaire les exigences des citoyens.

Selon Mobilisation gaz de schiste, environ 600 permis d'exploration ont été accordés. Québec n'a confirmé qu'un seul permis d'exploitation à l'étude dans la région Chaudière-Appalaches.

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