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Washington approuve le mariage Continental-United

Avions

Les autorités de l'aviation civile se réunissent à Montréal.

Photo : La Presse canadienne / David J. Phillip

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement américain donne son autorisation à la fusion des activités des deux transporteurs pour créer un nouveau numéro un mondial, une transaction de 3,17 milliards qui devrait être finalisée en octobre.

Le gouvernement américain annoncé vendredi qu'il donnait son feu vert à la fusion des compagnies aériennes United et Continental Airlines.

Celles-ci ont indiqué qu'elles voulaient conclure la transaction, évaluée à 3,17 milliards de dollars, d'ici le 1er octobre, pour ainsi devenir le premier transporteur aérien mondial, devant Delta Air Lines. Une réunion des actionnaires est d'ailleurs prévue le 17 septembre prochain.

Le département de la Justice, qui est responsable de l'application de la loi sur la concurrence, a obtenu des deux compagnies qu'elles abandonnent 18 fenêtres d'atterrissage et 18 autres de décollage à l'aéroport de Newark, au New Jersey, près de New York.

C'est Southwest Airlines qui héritera de tous ces créneaux d'ici juin 2011. Ce geste permet donc du même coup à Southwest de renforcer sa position dans le marché new-yorkais par rapport à American Airlines et US Airways.

United, troisième compagnie américaine avant la fusion, et Continental, quatrième en importance aux États-Unis, avaient déjà obtenu le feu vert de la Commission européenne à la fin juillet.

La fusion en chiffres

  • 370 destinations
  • 59 pays
  • 700 appareils
  • 87 000 employés dans le monde
  • Chiffre d'affaires anticipé de 29 milliards de dollars américains
  • Économies prévues de 1 à 1,2 milliard de dollars américains par année, d'ici 2013
  • Actions détenues à 55 % par United et 45 % par Continental

La nouvelle compagnie sera basée à Chicago et adhérera au réseau Star Alliance. Elle prendra le nom d'United et les avions porteront le logo de Continental. L'actuel patron de Continental, Jeffery Smisek, occupera le poste de directeur et son homologue d'United, Glenn Tilton, prendra les fonctions de président.

M. Tilton avait déclaré en mai dernier, lors de l'annonce du projet de fusion, que peu de conséquences étaient à prévoir du côté des emplois. L'entreprise compte s'appuyer sur les départs en retraite, des programmes de départs volontaires ou l'attrition pour réaliser d'éventuelles compressions de personnel.

Le réseau de United Airlines est plus développé dans le Nord des États-Unis et en Asie, tandis que celui de Continental Airlines est concentré au sud des États-Unis, en Europe et en Amérique latine. Les deux compagnies comptent des Bombardier CRJ200 et Q400 dans leur flotte.

Cette fusion est la plus importante dans le transport aérien aux États-Unis depuis celle entre Delta et Northwest Airlines, en 2008.

Ciel couvert du côté financier

En 2009, Continental a enregistré une baisse de ses revenus de 282 millions, à 12,6 milliards. La maison-mère d'United, UAL, a vu les siens baisser de 651 millions, à 16,34 milliards.

Peu de conséquences à prévoir au Canada

Cette fusion ne semble pas inquiéter les analystes du secteur aéronautique au Canada.

Continental et United Airlines sont toutes deux membres de Star Alliance, comme Air Canada. Cela ne devrait donc pas avoir d'impact opérationnel pour la compagnie canadienne, notait, en mai dernier, Cameron Doerksen, de Versant Partners.

Quant à WestJet, l'analyste ne voyait pas en quoi la compagnie pourrait être touchée. Le vice-président stratégie de la compagnie, Hugh Dunleavy, a toutefois indiqué qu'il comptait surveiller la situation et modifier son plan d'affaires au besoin. Et d'ajouter que la rationalisation de la capacité aérienne aux États-Unis était saine, étant donné les récentes pertes dans ce secteur.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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