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Un Montréalais dit être sous l'oeil du SCRS

Image du site Web de Boat to Gaza

Un membre de l'organisation humanitaire canadienne Boat to Gaza se dit sous la loupe du Service canadien du renseignement de sécurité.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un Montréalais faisant partie d'un organisme qui envoie de l'aide humanitaire à Gaza affirme que le Service canadien du renseignement de sécurité l'a visité pour l'intimider.

Un Montréalais qui tente d'organiser le départ d'un bateau d'aide humanitaire en direction de Gaza prétend que le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) s'intéresse de trop près à ce qu'il fait et tente de l'intimider.

Ehab Lotayef travaille comme ingénieur informatique à l'Université McGill. Il fait partie de l'organisation sans but lucratif Canadian Boat to Gaza (Bateau canadien pour Gaza) avec laquelle il a déjà voyagé deux fois dans le territoire palestinien.

Pour effectuer leurs livraisons d'aide humanitaire, les membres de Boat to Gaza doivent traverser le blocus maritime imposé par Israël. Il veut amasser 300 000 $ pour réaliser son projet.

Ehab Lotayef affirme que c'est la première fois que le SCRS semble s'intéresser à leurs activités.

Des agents insistants

Ehab Lotayef a révélé qu'il avait reçu récemment la visite du SCRS. Un agent lui a remis une carte portant simplement le nom « Marie » et un numéro de téléphone.

La première chose à laquelle j'ai pensé, c'est que cette visite visait à nous intimider pour ne pas qu'on se rende à Gaza.

Ehab Lotayef, de l'organisme Bateau canadien pour Gaza

Ehab Lotayef n'a pas rappelé au numéro indiqué sur la carte dans l'immédiat. Les agents sont toutefois revenus chez lui trois jours plus tard, et c'est à ce moment seulement qu'il leur a téléphoné.

Selon lui, ils lui ont mentionné être inquiets au sujet de sa sécurité et ont voulu s'assurer qu'il n'entrerait pas en contact avec des gens qui pourraient nuire à la légitimité de ses projets.

Ehab Lotayef a demandé à ce qu'ils le laissent tranquille.

Le SCRS n'a pas voulu confirmer s'il avait tenté de rencontrer Ehab Lotayef pour des raisons de sécurité. Le SCRS a cependant affirmé qu'il avait le droit de s'entretenir avec quiconque détiendrait des informations dignes d'intérêt.

Selon l'avocat Julius Grey, cependant, personne n'est obligé de répondre aux questions des services de renseignement.

Avec des reportages de Jacques Bissonnet (Télévision de Radio-Canada) et Raffy Boudjikanian (CBC Radio One)

Avec les informations de CBC

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