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Fermeture des usines de Dolbeau et de Gatineau

Le comité de relance de l'usine de Dolbeau

Le comité de relance de l'usine de Dolbeau poursuit ses efforts à la suite de l'annonce de la fermeture permanente.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La compagnie a annoncé mardi matin à ses travailleurs qu'elle ferme de façon permanente ses usines de Dolbeau-Mistassini et de Gatineau, dont les activités étaient interrompues depuis plusieurs mois.

AbitibiBowater a annoncé mardi matin à ses travailleurs qu'elle ferme de façon permanente ses usines de Dolbeau-Mistassini et de Gatineau.

Les activités à la papeterie de Dolbeau-Mistassini étaient interrompues depuis le 20 juin 2009. L'usine employait près de 250 personnes.

L'usine de Gatineau était fermée pour une période indéterminée depuis le 13 juillet dernier. Il y avait 300 travailleurs dans l'établissement.

La fermeture des deux usines représente un retrait de 604 000 tonnes métriques de papier journal et de papiers d'impression commerciale pour AbitibiBowater.

Depuis 2007, la compagnie a réduit sa capacité de production de plus de 3,4 millions de tonnes métriques.

Le vice-président du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ), Renaud Gagné, déplore ces fermetures qui surviennent à quelques semaines de la fin du processus de restructuration judiciaire de la compagnie. Il soutient que les travailleurs vont payer la note. « C'est clair que la compagnie, pour économiser au niveau des indemnités, au niveau des régimes de retraite, étant sous protection judiciaire, profite de l'occasion pour se débarrasser de cette partie-là », maintient M. Gagné.

AbitibiBowater a précisé que sa participation financière pour la réalisation d'une étude commandée par le comité de relance de l'usine de Gatineau serait maintenue.

Incrédulité à Dolbeau-Mistassini

À Dolbeau-Mistassini, la nouvelle de la fermeture permanente de la papeterie a surpris autant les travailleurs que les élus. « Je tiens à dire à AbitibiBowater qu'ils ont eu une partie de nos culottes, mais qu'ils n'auront pas nos chemises », a déclaré le président du syndicat des papetiers, Julien Lamontagne.

Le président du SCEP pour la papeterie de Dolbeau, Pascal Cloutier, reste pour sa part confiant. « Moi je crois encore fermement que nous avons les ressources, que nous avons l'expertise et la main-d'oeuvre pour pouvoir continuer », indique M. Cloutier.

En conférence de presse devant la papeterie, les représentants du comité de relance ont affirmé qu'ils ne baisseront pas les bras.

Le comité prépare un projet de complexe intégré comprenant la scierie du secteur Mistassini, l'unité de cogénération de Boralex, la papeterie et le contrat d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF) d'AbitibiBowater.

Le maire de Dolbeau-Mistassini, Georges Simard, veut mobiliser la communauté et les élus afin qu'ils soutiennent le projet. « Ce qu'il faut que les gens réalisent, c'est que dans Maria-Chapdelaine, il y a trois millions de mètres cubes de bois et en principe, le ministre Gignac avait fait une annonce à tous les gens du Québec où il avait dit : "vous allez m'arrêter ça le transport du bois et des copeaux et des écorces sur des centaines de kilomètres. Quand ça va quitter un milieu, ce sera en produit fini" », mentionne le maire Simard.

« Nous n'abandonnerons pas, avec ou sans eux. »

— Une citation de  Georges Simard

Le comité de relance veut rencontrer la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, pour lui soumettre son projet. Il demandera à Québec de l'aider dans sa démarche.

Pas de démantèlement pour le moment

Le porte-parole d'AbitibiBowater, Pierre Choquette, a voulu rassurer le milieu en disant que l'usine de Dolbeau-Mistassini ne serait pas démantelée avant l'analyse du projet de relance. « À part le changement de statut, on n'a pas évoqué les possibilités de démantèlement ou de mise en vente », soutient M. Choquette.

Il ajoute cependant que le projet de complexe intégré, dont parle le milieu depuis plusieurs mois, devra être présenté à la compagnie le plus tôt possible.

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