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Personne n'avait porté plainte contre Assange

Julian Assange en Suède, 14 août

Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, lors d'un séminaire donné à la Swedish Trade Union Confederation, une association syndicale, le 14 août 2010.

Photo : AFP / Scanpix-Sweden

Radio-Canada

Deux femmes ayant raconté avoir été agressées sexuellement par Julian Assange n'avaient pas porté plainte officiellement contre lui. Informée par la police, la justice suédoise avait cependant jugé les faits assez graves pour procéder.

Aucune des deux femmes ayant affirmé à la police suédoise qu'elles avaient été agressées par le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, n'avait porté plainte contre lui, a indiqué dimanche l'Agence France Presse, citant la justice suédoise.

La police a cependant pris l'initiative d'en référer au parquet vendredi soir, et la procureure de permanence Maria Häljebo Kjellstrand a décidé de lancer un avis de recherche samedi contre Julian Assange.

« Je ne regrette rien de ma décision », a affirmé à Expressen la procureure Häljebbo Kjellstrand.

Accusation de viol retirée

La procureure en chef Eva Finné a décidé dans la journée de samedi de laisser tomber l'enquête pour viol, mais pas celle pour attentat à la pudeur. « Les informations dont disposait Eva Finné pour se décider samedi étaient plus nombreuses que celles auxquelles avait accès la procureure de permanence vendredi soir », stipule un communiqué publié dimanche par la justice suédoise.

Une décision concernant des mesures contraignantes, comme la détention de samedi, doit toujours être réévaluée au cours d'une enquête préliminaire.

Communiqué du parquet suédois

La porte-parole du bureau de la procureure, Karin Rosander, a déclaré à l'AFP samedi soir que la procédure suivie avait été « normale », comme dans tout cas potentiel de viol. Le parquet procède toujours automatiquement lorsque les faits reprochés sont aussi graves, a-t-elle ajouté.

En ce qui concerne l'enquête sur l'agression, qui est toujours en cours, « le procureur en charge se prononcera plus tard » sur le bien-fondé de cette action, selon Karin Rosander.

Assange blâme le Pentagone

Le créateur de WikiLeaks a déclaré dimanche au tabloïd Aftonbladet que le Pentagone pourrait être derrière toute cette histoire. Il croit que les militaires américains veulent détruire le site Internet qui les embarrasse.

Je ne sais pas ce qui se cache derrière [ces accusations]. Mais on nous avait avertis que par exemple le Pentagone nous jouerait de vilains tours pour nous détruire.

Julian Assange, cité par Aftonbladet

« De plus, on m'avait mis en garde contre des pièges sexuels », a-t-il précisé. À la question : "est-il tombé dans ce piège?", l'homme de 39 ans a répondu : « Peut-être, peut-être pas ».

« Ce que je peux dire, c'est que je n'ai jamais eu, ni en Suède ni dans aucun autre pays, de relation sexuelle d'une manière qui ne soit pas conforme à la volonté des deux. » Il a refusé d'en dévoiler davantage sur les deux femmes qui ont rencontré la police afin de ne pas nuire à leur vie privée.

Julian Assange se trouverait présentement chez un ami « quelque part dans le nord » de la Suède. Il blâme la presse internationale qui a relayé aveuglément les accusations portées contre lui et la police de ne pas l'avoir contacté, d'après Aftonbladet.

« Personne ne m'a demandé ma version de l'histoire », s'est-il plaint. Il a expliqué ne pas s'être rendu à la justice parce qu'il devait se trouver un avocat et s'entretenir avec d'autres personnes.

Retour sur les faits

Julian Assange était recherché samedi par la police suédoise pour viol sur une femme à Enköping et agression sur une autre femme à Stockholm. Il avait tout nié sur son compte Twitter, affirmant que la police ne l'avait pas joint et mettant en doute le moment où tombaient ces accusations.

WikiLeaks a annoncé qu'il publierait ce mois-ci ou en septembre des documents secrets sur l'implication des militaires américains en Irak et en Afghanistan. Le site controversé a déjà mis en ligne 77 000 documents confidentiels sur la guerre en Afghanistan, ce qu'avait vivement critiqué l'administration des États-Unis.

Avec les informations de Agence France-Presse