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Du bisphénol A chez 91 % des Canadiens

Des bouteilles et des biberons pouvant contenir du bisphénol A.

Des bouteilles et des biberons pouvant contenir du bisphénol A

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Une étude de Santé Canada a pu détecter du bisphénol A, un contaminant présent dans certains contenants et emballages, chez 9 Canadiens sur 10. Les quantités de plomb dans le sang ont quant à elles diminué depuis 30 ans.

Une étude de Santé Canada rendue publique lundi rapporte la détection de concentrations urinaires de bisphénol A (BPA) chez 91 % des Canadiens de 6 à 79 ans et des concentrations sanguines de mercure chez 88 % d'entre eux.

Dans le cadre de l'enquête, on a analysé des échantillons de sang et d'urine de 5600 Canadiens entre 2007 et 2009 afin de déceler des indicateurs de plus de 80 contaminants environnementaux et substances chimiques.

La moyenne de concentration de bisphénol A chez les Canadiens s'est établie à 1,16 microgramme par litre d'urine. Ce résultat concorde avec ceux d'études internationales.

La concentration est la plus grande chez les adolescents de 12 à 19 ans, avec une moyenne de 1,5 microgramme par litre d'urine, et la plus faible chez les plus de 60 ans, avec 0,9 microgramme.

Le bisphénol A est un produit chimique industriel utilisé principalement dans la fabrication de plastiques et de résines pour les contenants d'aliments, les bouteilles d'eau et les revêtements protecteurs des conserves d'aliments et de boissons.

C'est la première fois qu'on effectue la mesure des concentrations urinaires de bisphénol A à l'échelle nationale.

Le rapport souligne qu'étant donné la courte demi-vie du BPA dans l'organisme et la grande prévalence dans la population, les données laissent supposer une exposition répandue des Canadiens à ce contaminant.

Moins de plomb

L'étude montre aussi que les concentrations sanguines de plomb détectées dans la population canadienne ont diminué de façon substantielle depuis la dernière fois qu'elles ont été mesurées, il y a 30 ans.

Selon les résultats, moins de 1 % des Canadiens âgés de 6 à 79 ans avaient des concentrations sanguines de plomb égales ou supérieures au seuil d'intervention de 10 microgrammes par décilitre de sang.

Prudence concernant les résultats

Réagissant à ce rapport, l'Association canadienne de l'industrie de la chimie soutient qu'il faut faire preuve de prudence quand on interprète les études de biosurveillance, comme celle que Santé Canada vient d'effectuer.

La simple présence d'un produit chimique environnemental dans l'organisme ne signifie pas qu'il y aura des effets sur la santé ou une maladie, surtout quand les concentrations sont très faibles.

Avec les informations de La Presse canadienne, et Santé Canada

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