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Marc Bellemare témoignera

Marc Bellemare indique qu'il témoignera.

Marc Bellemare indique qu'il témoignera.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ex-ministre libéral Marc Bellemare accepte de témoigner devant la commission Bastarache sur le processus de nomination des juges en échange de garanties stipulant que son témoignage sera public. Il comparaîtra le 24 août.

L'ex-ministre libéral Marc Bellemare accepte de témoigner devant la commission Bastarache sur le processus de nomination des juges. Son témoignage aura lieu le 24 août.

M. Bellemare en a fait l'annonce jeudi au cours d'une brève déclaration lue devant les journalistes au palais de justice de Montréal.

Sa volte-face, a-t-il précisé, s'explique par le fait que ses avocats ont obtenu des garanties stipulant que son témoignage sera public. Sa comparution sera même télédiffusée, a-t-il ajouté.

Précisons que ces modalités étaient déjà prévues dans les règles de fonctionnement de la commission Bastarache.

Même s'il a « renoncé à faire suspendre ses travaux », Marc Bellemare s'est une nouvelle fois dit convaincu qu'ils ne serviront à rien.

Je persiste toutefois à croire qu'il s'agit d'un exercice coûteux et inutile qui ne vise qu'à avantager le premier ministre dans le cadre de la poursuite qu'il a intentée contre moi.

Marc Bellemare

En avril dernier, Jean Charest a déposé une poursuite en dommages et intérêts d'un montant total de 700 000 $ contre son ancien ministre. Il réclame 350 000 $ pour dommages moraux et autant en dommages punitifs.

« Toute la lumière sur mes allégations sera faite, de toute façon, lors du procès personnel du premier ministre, qui aura lieu cet automne », a ajouté M. Bellemare.

Il n'a répondu à aucune question des médias.

La requête de Marc Bellemare pour faire suspendre la commission avait été entendue mardi et mercredi par la Cour supérieure, qui devait rendre sa décision la semaine prochaine.

Il y avait déclaré qu'il rejetait l'autorité de la commission, la tenant pour « illégale, abusive et biaisée ». Il avait également mis en question l'impartialité du juge à la retraite Michel Bastarache parce que l'ancien juge de la Cour suprême du Canada travaille maintenant pour Heenan Blaikie, un cabinet bénéficiaire de contrats gouvernementaux.

Ce sont des allégations qu'il a formulées en avril dernier qui sont à l'origine de la commission. L'ex-ministre de la Justice a notamment soutenu avoir été au centre d'un trafic d'influence dans le processus de nomination des juges.

M. Bellemare soutient avoir subi des pressions de la part d'un collecteur de fonds qu'il avait vu précédemment échanger de l'argent comptant avec un permanent du Parti libéral du Québec. Il dit s'être plaint de la situation à Jean Charest, ce que ce dernier a nié.

Report de la comparution devant le DGE

Par ailleurs, Me Jean-François Bertrand, l'avocat de Marc Bellemare, a indiqué qu'il avait réussi à faire reporter le témoignage de son client devant le Directeur général des élections du Québec, qui s'intéresse lui aussi à ses allégations. Prévue pour le 20 août, la comparution aura plutôt lieu le 30 août.

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