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La prison n'est pas appropriée, dit Harper

Stephen Harper

Stephen Harper (archives)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Menacer les citoyens d'amendes et de peines d'emprisonnement n'est pas le meilleur moyen de les faire coopérer, selon le premier ministre qui commente pour la première fois la controverse entourant le recensement.

Le Canada ne recourra pas à la coercition pour amener les Canadiens à révéler des pans de leur vie personnelle, a déclaré le premier ministre Stephen Harper lundi, en marge d'un événement à Vancouver.

S'exprimant pour la première fois sur la polémique entourant les changements apportés au recensement, le premier ministre a repris les arguments martelés par certains de ses ministres depuis la décision de son gouvernement, il y a quelques semaines, de rendre facultatif le formulaire long.

« Je sais que certains Canadiens ont de la réticence à fournir [des informations personnelles] et je sais que certaines personnes pensent que la façon appropriée de régler le problème est de poursuivre ces individus avec des amendes et des peines d'emprisonnement », a affirmé le premier ministre.

Notre gouvernement ne fera pas cela. À notre époque, ce n'est pas une façon appropriée
d'obtenir la coopération du public.

Une citation de :Stephen Harper

En juin dernier, le gouvernement conservateur a indiqué que le long formulaire de recensement obligatoire, envoyé jusqu'ici à 20 % des ménages, serait dorénavant envoyé à 30 % des ménages, mais que ces derniers ne seront plus contraints de le remplir.

Ces modifications ont provoqué un tollé, autant auprès des partis d'opposition que de chercheurs et de certains groupes de pression, qui ont prié le gouvernement de revenir sur sa décision. Certaines provinces, soit le Québec, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard, l'Ontario et le Manitoba, ont elles aussi signalé leur désapprobation.

Les détracteurs de la position gouvernementale ont affirmé que certains groupes, comme les Autochtones, les minorités ethniques ou linguistiques et les personnes à faible revenu, seraient moins bien représentés, tandis que les personnes de race blanche issues de la classe moyenne seraient surreprésentées.

Il sera conséquemment plus difficile de déterminer les besoins de certains programmes sociaux, ont-ils argué.

En juillet, le directeur de Statistique Canada, Munir Sheikh, a même remis sa démission sur cette question.

Il y a quelques semaines, la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada a entrepris des démarches judiciaires devant la Cour fédérale. L'organisme a déposé une demande en injonction en plus de réclamer la nullité du décret gouvernemental.

Malgré les pressions exercées sur le gouvernement Harper pour le faire plier, ce dernier n'a pas bronché, et le nouveau formulaire de recensement volontaire, pour le sondage de 2011, devait être imprimé lundi.

Avec les informations de La Presse canadienne

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