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L'ONU souligne l'ampleur de la catastrophe

Radio-Canada

Les Nations unies estiment que 13,8 millions de Pakistanais sont touchés par des inondations, soit plus que le total combiné du tsunami de 2004 et des séismes de 2005 au Cachemire et de janvier 2010 en Haïti.

Les Nations unies estiment que le nombre de Pakistanais touchés par les inondations qui frappent le pays est plus important que le total de personnes touchées par trois catastrophes naturelles de l'histoire récente, soit le tsunami de 2004 dans l'océan Indien, le tremblement de terre de 2005 au Cachemire et le séisme de janvier en Haïti.

Des résidents de Sukkur au Pakistan quittent leur domicile sur une charrue.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des résidents de Sukkur au Pakistan quittent leur domicile sur une charrue.

Photo : AFP / Asif Hassan

Selon le Bureau de coordination aux affaires humanitaires de l'ONU, pas moins de 13,8 millions de personnes sont touchées d'une manière ou d'une autre par les inondations, alors qu'il y en a eu 5 millions lors du tsunami, 3 millions lors du séisme au Cachemire et 3 millions lors de celui qui a dévasté Haïti.

Il s'agit cependant d'une estimation des personnes touchées et non des victimes. Les inondations au Pakistan ont fait 1243 morts selon Islamabad, mais l'ONU évalue le nombre de victimes à environ 1600. Le tsunami et le tremblement de terre en Haïti ont fait plus de 220 000 morts, tandis que le séisme au Cachemire en a tué 80 000.

Le Fonds monétaire international croit que les inondations risquent de « nuire gravement à l'économie du pays en termes de pertes de production et de conséquences budgétaires ».

« Dans ces circonstances, le soutien de la communauté internationale sera crucial », a déclaré à Reuters un porte-parole du FMI.

Inondations généralisées

Mis à part l'ouest du pays, pratiquement tout le Pakistan souffre des conséquences des inondations. La province du Penjab (8 millions) est la région la plus gravement sinistrée, devant la région de Khyber Pakthunkhwa, (4 millions d'habitants) une région du nord-est du pays située près de la frontière avec l'Afghanistan. La province du Sind (800 000 habitants) et l'est du Baloutchistan (270 000 habitants) sont aussi touchés.

Alors que le service météorologique annonce des pluies moins intenses au cours des prochains jours, l'ampleur du défi qui attend le gouvernement est immense. Dans la seule région du Penjab, 500 000 personnes sont sans abri. La tâche apparaît d'autant plus colossale qu'Islamabad est aux prises avec une crise économique, sans compter qu'il continue de lutter contre les talibans pakistanais.

Les inondations pourraient d'ailleurs contribuer à miner la crédibilité du gouvernement du pays. Les agences de presse rapportent que des organisations islamistes sont déjà plus actives que le gouvernement pour venir en aide aux sinistrés, notamment dans la vallée du Swat, qui a récemment été le théâtre d'une vaste offensive de l'armée pakistanaise.

« C'est la pire inondation de notre histoire », a déclaré le premier ministre pakistanais Youssouf Raza Gilani, après une visite au Penjab. « Nous faisons face à un défi plus important que lors du tremblement de terre de 2005. C'est une catastrophe », a dit le premier ministre, « J'appelle le monde entier à nous aider. »

Selon Martin Mogwanja, coordinateur humanitaire pour l'ONU au Pakistan, le niveau d'aide doit être « massivement augmenté ». « Il manque d'abris, de bâches en plastique, de biens pour la maison. Les stocks doivent être transportés d'urgence vers les zones touchées » ,a-t-il dit.

Selon le gouvernement pakistanais, la communauté internationale s'est engagée à verser une aide totalisant 92,8 millions de dollars.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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