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Le SPVM embarrassé par un rapport

Des policiers du SPVM parlent à des jeunes.

Des policiers du SPVM parlent à des jeunes.

Photo : archives

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

D'après une étude commandée par le Service de police de la Ville de Montréal, le profilage ethnique existe au sein de l'organisation. Les responsables du SPVM contestent toutefois la méthodologie utilisée.

Une étude commandée par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) démontre que le profilage ethnique existe au sein de l'organisation policière.

Selon le rapport interne de la police obtenu par La Presse, le nombre de personnes noires interpellées par les policiers a triplé entre 2001 et 2007, passant d'environ 3000 à 9000. Le nombre de Blancs interpellés, quant à lui, est demeuré stable.

Dans les quartiers de Montréal-Nord et de Saint-Michel, toujours selon cette étude, 40 % des jeunes hommes noirs ont été soumis à au moins un contrôle d'identité en 2006 et 2007, comparativement à 5 ou 6 % pour les jeunes hommes blancs.

L'auteur de l'étude, Mathieu Charest, criminologue qui travaille pour la police de Montréal depuis 2006, parle d'une proportion « beaucoup trop élevée ».

Le SPVM, qui refuse toujours de parler de profilage ethnique dans ses rangs, remet en doute la méthodologie de l'étude.

Les nuances du SPVM

Entre autres, selon le directeur adjoint au SPVM, Jean-François Pelletier, les gens qui sont interpellés par les policiers ne résident pas nécessairement dans le quartier, ce qui fait qu'on ne peut comparer le nombre de contrôles d'identité à la population totale.

« Il faut mettre ce rapport en contexte [...] On ne nie pas la possibilité qu'il y ait des actions de profilage au SPVM, mais on ne croit pas qu'elles sont de mauvaise foi, et qu'elles sont systémiques », indique-t-il.

M. Pelletier affirme que si les policiers font des gangs de rue une priorité, comme c'est le cas, le nombre d'interpellations et d'arrestations va inévitablement augmenter, tout comme lors des arrestations massives dans le dossier des motards criminalisés il y a quelques années.

« Il y a eu un travail colossal de fait par notre chercheur, mais c'est un indicateur parmi d'autres », poursuit-il. M. Pelletier mentionne qu'une autre étude pourrait être effectuée sur le sujet.

La divulgation de ce rapport survient au lendemain de l'anniversaire de la mort de Fredy Villanueva, abattu lors d'une intervention policière dans un parc de Montréal-Nord.

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